dimanche 23 novembre 2014

Le Grand Magal de Touba sera célébré le jeudi 11 décembre 2014

Le croissant lunaire ayant été aperçu ce dimanche par la commission mise sur pied par le Khalife Général des Mourides, le 1er Safar correspond au lundi 24 novembre. Le Grand Magal de Touba sera célébré le jeudi 11 décembre 2014 soit le 18 Safar 1436 H.

La date du 18 safar de l’hégire commémore chaque année à Touba l'anniversaire du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba

POURQUOI L 'EXIL ?
 
Le grand Magal de Touba commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba. Lorsque le Prophète (psl) apparut à Serigne TOUBA lors d'une retraite spirituelle à la mosquée de Darou Khoudoss (à Touba) au mois de Ramadan 1312H /1895, il fut conclu le pacte de l 'exil.

Serigne Saliou Mbacké nous dit à ce propos : « Serigne TOUBA avait dit avoir signé en ce jour un pacte avec le Seigneur pour une mission qui était le gage de toutes ses ambitons en grades et en stations spirituelles et en contre parti desquels notre Seigneur lui fit endurer une somme d 'épreuves en adorations, souffrances et peines. C 'est en ce jour là qu'il quitta sa résidence du Djolof (Mbacké Baari) en direction de Saint Louis en vue du chemin de l 'exil » (cf sermon de Serigne Saliou Mbacké , Appel Magal 1991»

Paroles du Cheikh : « Le motif de mon départ en exil est la volonté du Seigneur d 'élever mon rang, de faire de moi l'intercesseur de mes concitoyens mais aussi de faire de moi le fidèle serviteur du Prophète(PSL) à jamais ». Dieu seul a inspiré le dessein d’internement dans les cœurs de ceux qui furent les auteurs de mon exil lointain dans des horizons où j'ai obtenu des grâces au dessus de la sonde de toute exploration (CF Jazahu Chakur Les dons du Digne de Reconnaissance.)

vendredi 21 novembre 2014

[VIDÉO] Historique de la fondation de TOUBA par S. Cheikh Sidy Moukhtar MBACKÉ

L'Historique de la fondation de TOUBA rapporté par le Khalife Général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Moukhtar MBACKÉ, en personne. Regardez! 

Khassida: Dialibatoul Marakhib par Serigne Moustapha Gningue

jeudi 20 novembre 2014

[VIDEO] Déclaration Serigne Mountakha Mbacké Adiiyas de Darou Minam

Comme chaque année, Serigne Mountakha Mbacké exhorte les disciples de Darou Minam en particulier pour le rassemblement des Adiyyas de la famille de Serigne Bassirou mais pour tous les mourides en général sur l’importance et l’impact des Adiyyas dans la vie des mourides.

Touba : Les 4 actes majeurs de Serigne Sidi Mokhtar Mbacké

Devenu khalife de Touba en juillet 2010, suite au rappel à Dieu de Serigne Bara Mbacké Falilou,  Serigne Sidi Mokhtar Mbacké s'est distingué, depuis lors, par son silence et sa forte personnalité. Son calendrier,  chargé de moments de retraite spirituelle à Tawfekh ou à Keur Nganda,  lui laisse peu de temps qu'il consacre généralement  à ses invités et talibés.  Toutefois, Serigne Sidi Mokhtar Mbacké sait prendre les grandes décisions en temps opportun, soit pour entamer de grands chantiers, soit pour faire taire une polémique. Ce qui fait en somme quatre grands actes posés depuis qu'il est devenu Khalife Général des Mourides. 

Le premier acte majeur est pris au mois de mars 2013 avec la cérémonie de pose de première pierre de deux nouveaux minarets au niveau de la grande mosquée. Les minarets passent ainsi de 5 à 7. Les travaux,  qui en sont en phase de finition, se poursuivent et vont coûter au Khalife la colossale somme de 5 milliards de francs. 

Le deuxième acte majeur est la construction à Dakar de la mosquée dit «Massalikoul Jinan» dont le coût financier est estimé  à 12 milliards de francs entièrement aux frais de la communauté Mouride. Cette mosquée est à inscrire dans le lot des grandes œuvres de la confrérie mouride avec 8000 places prévues. 

Le troisième acte est le Ndigel par le Khalife Général a donné pour mettre terme à des polémiques qui ont enflé.  C'est le cas lorsqu'il s'est agi de fermer le cimetière situé à l'Est de la grande mosquée. Par la voix de Serigne Mountakha Mbacké,  Serigne Sidi Mokhtar a interdit, en janvier 2014,  toute inhumation dans ce cimetière et a déclaré ouvert le cimetière de Bakhiya, malgré des résistances à certains niveaux. 

Le quatrième acte à eu lieu dimanche dernier. En effet,  depuis plusieurs années,  les autorités de la collectivité locale ont essayé vainement de déloger la gare routière de Touba pour désengorger la corniche complètement bouchée  en période de Magal. Face au refus catégorique de certains chauffeurs et transporteurs d'obtempérer,  le Khalife a donné l'ordre de transférer la gare routière  désormais relogée à quelques lieues de l'héliport. Cette décision a été déclarée irréfragable par le chef religieux qui disait attacher un prix à son exécution avant le prochain Magal.

Source: Seneweb.com

mardi 11 novembre 2014

La Vie de Cheikh Ahmadou Bamba: Le Retour d'Exil (11 Novembre 1902)

Grâce notamment à la persévérance du Cheikh Ibrahima FALL, les autorités coloniales avaient accepté de rouvrir le dossier de Cheikh Ahmadou BAMBA alors en exil. Une fois prouvée la légèreté des allégations ayant présidé à son internement, le député CARPOT réussit à réhabiliter le Cheikh et à le faire revenir au Sénégal le 20 du mois de sha'ban 1320, c'est-à-dire le 11 novembre 1902, après un voyage de 14 jours sur le navire "Ville de Maceïo".

L'euphorie qui accueillit ce retour miraculeux fut indescriptible d'un bout à l'autre du pays. Le Cheikh partit d'abord pour Saint-Louis où il resta pendant quelques jours mémorables d'émotion, puis passa par Louga pour se rendre ensuite à Darou Salam où son frère et disciple Mame Cheikh Anta lui réserva des festivités inoubliables dignes d'un monarque.


Après un mois de séjour, le Serviteur du Prophète se déplaça à Darou-l-Manan et y resta quelques mois au cours desquels les hommes déferlèrent de tous horizons en vagues incessantes vers sa sainte personne. Celle-ci, imbue des Grâces Infinies procurées par le SEIGNEUR à travers les longues années d'épreuves solitaires, ne cessa en aucun moment de prodiguer les houles bienfaisantes de ses lumières sur les âmes et les coeurs, ni de combler les besogneux et les hommes de mérite de dons en toutes natures qui affluaient vers lui.

Rappelons que le Cheikh Ahmadou Bamba fut contraint à l’exil après le fameux faux procès du Gouverneur de l’A.O.F, le 05 Septembre 1895 à Saint-Louis du Sénégal. Sur la route de l’exil, il passa par Dakar oú il séjourna "3 Nuits " (les 18, 19 et 20 septembre 1895). Et ce fut le 21 Septembre qu’il quitta Dakar pour Gabon non sans faire escale à Conakry et Abidjan. C’est aussi à ce jour mémorable du 21 Septembre qu’il pria sur la surface mouvante de la mer. Après 7 ans et 7 mois et 7 jours, le Blanc signa son retour du bercail. Les turpitudes du voyage n’ont pu attiédir son énergie à servir ALLAH. Le Cheikh voyait son éloignement des siens non pas comme une punition mais comme une épreuve visant à lui octroyer le visa qui mène au Panthéon des Grands hommes.

lundi 10 novembre 2014

Retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba : la célébration aura lieu ce 11 novembre 2014 à Paris

L’édition 2014 de la célébration du retour d’exil de cheikh Ahmadou Bamba aura lieu ce mardi 11 novembre à Paris et aura pour parrain Serigne Souhaïbou Mbacké, fils de Serigne Touba et fervent défenseur de l’orthodoxie islamique.

Le 11 novembre 1902, Cheikh Ahmadou Bamba revenait d’un exil qui a duré près de huit (8) ans dans la forêt peu hospitalière de l’Afrique centrale. Pour s’être dressé contre le système de valeurs imposé par le colon, le fondateur de la voie Mouride a été jugé de façon expéditive puis condamné à mort par l’administration coloniale réunie en Conseil privé le 05 septembre 1895 à Saint-Louis. C’est faute de pouvoir exécuter la peine capitale que la décision de l’exiler a été prise par des autorités qui pensaient ainsi, sonner le glas du mouvement dont ce saint Guide portait les idées et les valeurs.

Si elle pouvait s’émerveiller de l’assurance du Cheikh au moment de son départ avant lequel il donna des garanties certaines sur son retour, la communauté mouride n’a pu bouder son plaisir de revoir Khadimou Rassoul fouler de nouveau le sol du Sénégal. Faut-il rappeler que, même certains proches avaient fini de se faire à l’idée que leur bien-aimé ne sortirait jamais vivant de son affrontement avec le colonisateur. La suite de l’Histoire est connue de tous. Non seulement le Cheikh est revenu indemne, mais c’est surtout le fait qu’il ait  poursuivi de plus belle, sa mission de rénovateur de l’Islam, religion de tolérance, de paix et de confiance absolue en Dieu. Incarnant parfaitement ces sacro-saintes valeurs, Cheikh Ahmadou Bamba dira après cette victoire éclatante: «j’ai pardonné à tous mes ennemis pour l’amour du Seigneur qui les a écartés de moi à jamais; aussi je ne songe point à me venger.» (extrait du khassida « Muqadimatul Amdâh »). Et d’ajouter : «O Seigneur ! Accorde Ton pardon à quiconque m’a jamais blâmé ou offensé. »

C’est fidèle à cet esprit d’ouverture que le 11 novembre 2002, le Collectif des mourides de France et le Daara des Bayes Fall de Paris ont conjointement organisé le centenaire du retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba. Une commémoration symbolique à plus d’un titre car la date du 11 novembre (1918) marque l’armistice et donc la fin de la Première Guerre Mondiale. On ne peut s’empêcher d’y voir autre chose qu’un simple hasard de calendrier.

Depuis la commémoration du centenaire en 2002, le Dahira Nouroul Maha Idy a perpétué cette tradition sous le ndiguël et la bénédiction de Serigne Saliou Mbacké, puis de Serigne Bara Fallilou et dernièrement, de Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké (que Dieu lui prête longue vie). A l’image de Serigne Saliou qui accordait à la célébration du 11 novembre une importance capitale, l’actuel khalife s’est dit particulièrement enchanté avant d’ajouter qu’il «faut perpétuer, lui donner l’importance qu’il revêt et donner de l’ampleur à cette commémoration» (nangeen ko weyël, fonke ko té yaatal ko).
Dès le départ, porté par le soutien de Touba, le Dahira Nouroul Maha Idy a parrainé la journée par des grands noms du Mouridisme. A titre d’exemple, la seconde édition (2003) a été dédiée à Sokhna Mariama Bousso. Depuis, les parrains ont été successivement (Cheikh Mouhamadou Mourtada, Cheikh Mouhamadou Moustapha,  Cheikh Mouhamadou Fadel, Cheikh Mouhamadou Al Amine Bara, Cheikh Mouhamadou Bachir, Cheikh Abdoullahi, Cheikh Ibrahima, Cheikh Abdoul Ahad, Serigne Saliou Mbacké, tous d’illustres figures du Mouridisme. C’est par voie de conséquence que cette année, à l’Espace Reuilly (12° arrondissement de Paris), la journée sera dédiée à Serigne Souhaibou Mbacké, fils de Cheikh Ahmadou Bamba dont la constance dans l’orthodoxie islamique fait l’unanimité.

Au fil des années, la journée s’est tenue dans des hauts lieux de la culture à Paris à savoir l’UNESCO, l’Espace Diderot Paris XII, le carré BW (Champs-Elysées), le Palais des Congrès de la Porte Maillot, l’Hôtel Hilton de Paris Charles De Gaulle etc.

Par sa symbolique, le 11 novembre est donc dans la tradition Mouride, un jour où on rend grâce à Allah et à son Prophète Mohamed SAW, par lequel, Allah a  parachevé cette belle religion victime aujourd’hui de tant de caricatures dans ce monde médiatique du 21ème siècle.

Nous ne pouvons finir sans citer notre illustre Guide Khadimou Rassoul, une de ses citations qui montre l’essence de la voie de l’aspirant qui a pour objectif de préparer son retour à Allah , «Mon combat se fait par le savoir et la crainte révérencielle de Dieu, dit-il, en ma qualité d’Esclave de Dieu et de Serviteur du Prophète. Le Seigneur qui régente toute chose en est témoin» (extrait du Khassida « Yaa Jumlatan »).