jeudi 16 juillet 2015

Prière de compensation "Jullik Fay Faat" à effectuer le dernier vendredi du Ramadan

On rapporte de l’Envoyé d’ALLAH sur Lui la Paix et le Salut de DIEU : celui qui a manqué un nombre important de prières au point où il ne se rappelle plus le nombre, qu’il se lève le dernier Vendredi du mois de Ramadan et effectue quatre (4) rakkas avec une seule position assise (correspondant au salut final). Qu’il récite dans chaque raka :
La sourate Fâtiha (1 fois)
la sourate Al Qadr (S97) Innâ ’anzalnâhu (15 fois )
la sourate Al Kawthar (S108) Innâ ahtaynâkal Kawthara (15 fois )


Qu’il formule l’intention dans son cœur puis prononce :
نويت اصلي أربع ركعات كفارة لما فاتني من الصلوات
"Nawaytu ’uçallî arbahata rakkahâtin kaffâratan limâ fâtanî mina-ç-çalâti"
"Je formule l’intention d’effectuer quatre (4) rakas en compensation des prières que j’ai manquées"
Après le salut final, qu’il prononce 100 fois çalâtu calâ-n-nabî la formule de prière sur le Prophète ( Paix et Salut sur Lui)
On rapporte de Seyyidinâ Abu Bakr Qu’il a entendu le Prophète ( Paix et Salut sur Lui) dire que cette prière est une compensation de 400 ans de prières manquées.

Source: htcom.sn

mardi 14 juillet 2015

Vertus de la Nuit de Laylatul Qadr

La Nuit de la Détermination (LAYLATUL QADR) est une nuit bénite et très significative dans l’Islam. Sa bénédiction s’explique par plusieurs faits importants qui s’y sont déroulés ; particulièrement la révélation du Saint Coran au Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui). DIEU dit dans le Coran :

" Nous l’ avons fait descendre (le Coran) par une nuit bénite". (S 44 V3)
Une sourate entière du Coran porte son nom et expose ses avantages, c’est la sourate 97 La destinée " Al Qadr" que voici :

1- Nous l’avons certes fait descendre (le Coran) dans la nuit de la destinée
2- Et qui te dira ce qu’est la nuit de la destinée ?
3- La nuit de la destinée est meilleure que mille mois
4- Au cours de cette nuit descendent les Anges ainsi que l’Esprit( Gabriel) avec toutes sortes de décision, avec la permission de leur SEIGNEUR .
5- Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube
Cette nuit est donc une nuit de dévotion consacrée par l’Islam. Le Prophète, en expliquant ses bienfaits dit dans une sentence :

"celui qui se dresse dans la nuit de la Destinée (Laylatul Qadr), avec conviction et espérance (pour adorer), se verra absous de ses pêchés initiaux".
Ceci montre davantage que c’est une nuit qui a été gratifiée par DIEU à la communauté du Prophète (Paix et Salut sur Lui) car c’est une faveur qui n’a jamais existé dans les communautés antérieures. Quant aux repères permettant de fixer cette nuit dans le temps, quelques divergences existent entre les savants sur le jour exact de sa célébration. Certains avancent la 27ème nuit, alors que d’autres avancent plusieurs autres dont les 21ème, 23ème ou 25ème nuit.
Le Serviteur du Prophète Khadimou Rassoul , a dressé un calendrier perpétuel permettant de déterminer avec exactitude la Nuit de la Détermination à partir du jour de l’apparition du croissant lunaire. Ces éclaircissements sont contenus dans le poème suivant :
Je cherche la protection auprès de DIEU contre les malices de satan le lapidé.
AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX

1. Retiens, ô toi qui es préoccupé par la Nuit de la Détermination LAYLATUL QADR, de cette versification ce qu’en ont rapporté les maîtres en sciences religieuses
2. Ils sont unanimes qu’elle se situe dans sa seconde moitié (le mois de Ramadan) et ce, quelque soit la date.
3. Si le croisssant lunaire du mois sublime de Ramadan apparaît la nuit du LUNDI, ô toi qui comprends
4. la nuit de la détermination correspondra alors à la valeur numérique de la lettre [tâ (9)] qui suit la lettre [yâ (10)] soit la 19ème nuit auprès de CELUI qui guide
5. Mais si le croissant lunaire du mois de dévotion apparaît un MARDI, elle correspondra à la valeur numérique du composé "Hakun" (hâ= 5 Kâf= 20), soit la 25ème nuit
6. Lorsqu’il apparaît un mercredi, celle-ci sera l’équivalent de la somme des valeurs numériques des lettres [zâ (7) après yâ (10)] soit la 17èmenuit
7. Si le croissant lunaire du Ramadan apparaît un JEUDI, la date de celle-ci correspondra à l’équivalent de la valeur numérique du composé alphabétique "Kajun" qui s’écrit avec Jîm [kâf (20) ; jîm (3)], soit la 23ème nuit
8. Mais au cas où le croissant lunaire apparaît un VENDREDI, elle correspondra à la valeur numérique du composé alphabétique "Katun" [kâf (20), tâ (9)], soit la 29ème nuit d’après ce qu’ils ont rapporté
9. Si par contre elle apparaît un SAMEDI, -ô toi mon ami - elle correspondra à la valeur numérique du composé alphabétique "Akun" [Alif (1) ; kâf (20)], soit la 21ème nuit choisis donc celle-ci pour la célébration
10. Enfin, si le croissant lunaire apparaît un dimanche, situe-la donc à la date qui correspond à la valeur numérique du composé alphabétique "Kazun" [kâf (20) ; zâ (7)], soit la 27ème nuit et pour compléter mon propos
Celle-ci (la Nuit de la détermination) selon les dévots correspond toujours à un vendredi de date impaire.
Que la paix et le salut de DIEU soient sur notre Seigneur et Prophète Mouhammad.
NOTE : Ce vers ci-dessous est d’une part une sorte de mémento, un agenda très pertinent et très pédagogique que le Grand Maître Cheikh Ahmadou Bamba a composé sur le calcul de la date de la Nuit de la Détermination (Laylatul Qadr) ; d’autre part un calendrier perpétuel de cette Nuit. Selon les dévots, cette dernière correspond toujours à un Vendredi de date impaire.

Sokhna Maïmouna MBACKE et le Laylatul Qadr

Ce jour, cet événement célébré par l’ensemble des mourides partout dans le monde a enregistrée ses lettres de noblesses sous la férule d’une vertueuse Soxna Maïmouna MBACKE fille cadette du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba dont le nom est confondu avec cette Nuit pleine de bénédictions.

La célébration de la Nuit de la Détermination "Laylatul Qadr" est une date mémorable, pleine de bénédictions et de profits spirituels pour toute la communauté musulmane.
Ce jour, cet événement célébré par l’ensemble des mourides partout dans le monde a enregistrée ses lettres de noblesses sous la férule d’une vertueuse Soxna Maïmouna MBACKE fille cadette du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba dont le nom est confondu avec cette Nuit pleine de bénédictions.
Et ce, à juste titre. Cette digne descendante de Khadimou Rassoul fut le modèle accomplie de la femme vertueuse. Sa formation intellectuelle et son éducation islamique conformément à son statut, ont fait d’elle une savante, une docte, une éducatrice, mais aussi une poétesse très redoutable.
De Darou Mouhty à TOUBA, en passant par Darou Wahab, le village qu’elle a marquée d’une empreinte indélébile, Soxna Maïmounatou est réputée une formatrice d’une trempe extraordinaire.
Engagée à la recherche éternelle de l’agrément de DIEU, elle fut un symbole dans la concrétisation du pacte d’allégeance derrière les vénérables Khalifes de Khadimou Rassoul.
De Serigne Mouhammadou Moustapha MBACKE à Serigne Saliou MBACKE l’actuel Khalife, elle a été le prototype du disciple soumis et du soldat présent à tous les grands combats pour le triomphe de la cause de l’Islam.
La jeune génération qui a la chance de connaître la dernière fille du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, retiendra d’elle une générosité et une bonté qui ne sauraient être qualifiées. En effet toute personne qui la rencontre pour la première fois retiendra sa douceur de caractère doublée d’une hospitalité légendaire.
Pour ce mouride, l’amour sincère à l’endroit de son père et maître spirituel n’avait de limite. C’est pourquoi elle s’est engagée dans des chantiers et actions multiples pour le servir dans toutes les occasions.
Compagnon inséparable du livre de DIEU, le Saint coran, et des Qacaids de Boroom TOUBA, Soxna Maï comme l’appellent affectueusement les mourides, était devenue une référence pour plusieurs générations de femmes qui ont trouvé en elle l’incarnation d’un modèle à tous ses comptemporains.
Cependant, ce disciple épris d’amour envers son guide Khadim Rassoul, et animé d’une ferme résolution de le servir a fait de la réhabilitation du Laylatul Qadr un sacerdoce.
De 1952 date de la première célébration à 1999 marquant la dernière édition de son vivant, elle a hissé cette nuit bénite à une dimension jamais atteinte.
C’est pour l’éternité qu’on se rappellera des nombres astronomiques de lectures du Saint-Coran à l’honneur du jour, en don pieu à la mémoire de son père et maître spirituel.
On retiendra pour longtemps les troupeaux de moutons, de bœufs, de chameaux élevés et les nombreux poulaillers aménagés pour satisfaire les hôtes.
Jamais on n’oubliera les montagnes de denrées alimentaires, les centaines de marmites soigneusement rangées dans les cuisines, les camions chargés de mets délicieux, et les avalanches de plats divers.
Aujourd’hui, tous les invités de la réception offerte à l’occasion de la rupture du jeûne " lftâr " auront encore la nostalgie de celle qui offrait des services les plus variés pour le bonheur de tous.
Encore, à l’occasion de la célébration de la cérémonie officielle sous la houlette de ses descendants, Soxna Baly MBACKE et Serigne Mouhammadou Mahfouz MBACKE, les dignes continuateurs de son œuvre, les témoignages, poèmes, et éclairages sur la vie et l’œuvre de cette femme vertueuse, éducatrice hors paire, Mouride Sadikh (disciple véridique) ne manqueront pas une fois d’émouvoir l’assistance sur la découverte des qualités d’un être à tout point de vue exeptionnelle.
A l’occasion du Laylatul Qadr célébré à TOUBA, à coup sur son mausolée sera le point de ralliement de beaucoup de pèlerins venus nombreux célébrer à TOUBA cette Nuit de la 
Détermination dont la vivification dans la piété selon l’Envoyé de DIEU (PSL) absous l’auteur de ses pêchés premiers et derniers.

Enfin, lorsque la lecture du Coran et des Qacaids de Cheikh Ahmadou Bamba fendront le ciel de TOUBA, l’ombre de Soxna Maï sans nulle doute planera sur tous les pélerins.
Aujourd’hui, quiconque se rendra dans sa résidence de TOUBA Mosquée, ou encore dans sa résidence baptisée" Résidence Laylatul Qadr" sur la route de Belel derrières les HLM, aura la conviction profonde que DIEU a pérennisé son œuvre et aussi qu’elle a à coup sur impétré l’agrément de son père et maître spirituel Khadimou Rassoul.
Puisse DIEU par la Grâce de l’Elu le Plus Pur (Al Muçtafâ ) et la bénédiction de son vénéré père Serigne TOUBA, nous gratifier des bienfaits que renferment le Laylatul Qadr et donner une longue vie et une santé de fer à la famille de Soxna Maïmouna MBACKE pour la perpétuation de son œuvre.

dimanche 5 juillet 2015

samedi 4 juillet 2015

LA « DÉCLARATION DE PATRIMOINE » DE SERIGNE TOUBA…

Cette correspondance, retrouvée dans les archives, fut adressée en 1922 par le Commandant du cercle du Baol au Gouverneur Général du Sénégal. Elle porte sur les conditions légales d’immatriculation, au nom de la communauté mouride, du terrain d'implantation de la mosquée de Diourbel (dont une sublime réplique fut récemment construite à Mbour par Serigne Cheikh Saliou). Un passage fort intéressant de la lettre nous donne une idée de la haute idée que Cheikh Ahmadou Bamba se faisait du « bien public », notamment la communauté qui se réclamait de lui, et de l’impératif de sa préservation. Une leçon avant l’heure, dirons-nous, sur les principes de « bonne gouvernance », de « redevabilité », de « reddition des comptes » actuellement à la mode, et dont tous nos gouvernants et toutes nos élites (politiques, religieuses, économiques etc.) devraient davantage s’inspirer dans la gestion des patrimoines leur étant confiés…
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Colonie du Sénégal
Cercle du Baol
N° 3623

Diourbel, le 1er Août 1922 
L'Administrateur en chef des colonies
Commandant le cercle du Baol 
A Monsieur le Gouverneur du Sénégal à SAINT-LOUIS

J’ai eu l'honneur, dans mon rapport mensuel n° 3412 du 18 Juin dernier, de vous rendre compte que la communauté mourite avait fait des démarches, auprès de Me GAY, notaire à Dakar, pour essayer de se constituer en Société anonyme, et obtenir ainsi la propriété du terrain non immatriculé sur lequel est édifiée la mosquée de Diourbel.
Me GAY, par lettre dont copie jointe, a fait connaître que l'association projetée, n'ayant aucun but commercial ou industriel, ne rentrait pas dans le cadre des sociétés anonymes. Il ajoutait que, seule, la loi du 1 juillet 1901 sur les Associations pouvait trouver application en la matière. Mais, ce texte n'a pas été promulgué au Sénégal.
La collectivité mourite pourrait-elle se constituer en amicale simple, régie par la loi du 10 avril 1834 et les articles 291 à 294 du Code Pénal, non abrogée à la Colonie, et, dans ce cas, cette association jouirait-elle de la personnalité civile ?
AMADOU BAMBA a reçu à la date du 7 novembre 1917 un permis d'occuper le terrain, MAIS, IL NE VEUT, A AUCUN PRIX, QUE CE TERRAIN SOIT IMMATRICULÉ A SON NOM PERSONNEL. IL DÉSIRE QUE LA MOSQUÉE RESTE LA PROPRIÉTÉ COMMUNE DE TOUS SES FIDÈLES.
Je donne un avis favorable à la constitution, si elle est légalement possible en l’état actuel de la législation, d’une association possédante. La mosquée, à peu près terminée, constitue un monument d’une réelle valeur matérielle et artistique.
J'ai l'honneur de vous demander de vouloir bien me faire connaître par quel procédé légal la communauté mourite pourrait obtenir la propriété du terrain en question.
[Archives du Sénégal, 0/61]

vendredi 3 juillet 2015

LE « MOURIDE SADIKH », SELON SERIGNE SALIOU



Cet extraordinaire récit a été raconté par Cheikh Saliou Mbacké à Cheikh Abdallah Fahmi, disciple et brillant chercheur mouride d’origine tunisienne, avec qui le cinquième Calife des mourides avait l’habitude de discuter sur un grand nombre de sujets.
« Lors de son second exil en Mauritanie (1903-1907), Cheikh A. Bamba discutait un jour avec un groupe de savants maures (juristes et théologiens), sur certains points de la religion, comme il en avait l'habitude. Au cours de la séance, survint au loin un homme très âgé, dont l'apparition provoqua l’étonnement de tous.
En effet, cet homme était très connu en Mauritanie, en tant que gardien du mausolée de Cheikh Sidy Mukhtar Kountiyou, son maître, et celui de son fils Muhammad Khalifa. L'étonnement des maures était dû au fait que nul ne l’avait jamais vu quitter le mausolée de son maître. Un mausolée, de surcroît, situé [dans l'Azawad] à des centaines de kilomètres du lieu de campement de Cheikh Ahmadou Bamba. [Ce qui accentuait la surprise des membres de l’assemblée.]
Une fois sur place, le vieil homme salua les membres de l’assemblée qui lui rendirent son salut avec beaucoup de déférence. Un respect du surtout à la réputation de sainteté de cet homme qui faisait que beaucoup de gens venaient d’un peu partout, même des pays voisins, pour solliciter ses bénédictions...
Après avoir salué l'assistance, il s’adressa directement à Cheikh Ahmadou Bamba en ces termes : « Je prends toutes ces personnes ici présentes à témoin que je n’ai jamais quitté le mausolée de Cheikh Sidy Mukhtar depuis qu’il a quitté ce monde matériel. Si aujourd’hui j’ai dérogé à cette règle et suis venu jusqu’ici c’est parce je sais que, sur la face de cette terre, s’il y a quelqu’un qui peut satisfaire ma requête, c’est bien toi... »
Serigne Touba de lui répondre : « Pour l'honneur que tu m'as fait de venir jusqu’ici, je satisferai ta requête quelle qu’elle soit. Demande-moi donc ce que tu veux, et j'implorerai Dieu de la satisfaire… »
Ce à quoi le vieil homme lui dit : « Mon cœur brûle d’amour et de nostalgie pour mon maître disparu, Cheikh Sidy Mukhtar. Ce sentiment me consume littéralement de l’intérieur et je n’ai qu’un seul désir au monde : le revoir ! ».
Le Cheikh, qui était ému, ainsi que toute l’assistance, par la puissance de ce sentiment d’amour, lui dit aussitôt : « Assied-toi là, à côté de moi, et reste concentré…».
Puis il tendit son bras, en élargissant la fente de son boubou et y fit entrer la tête du vieux disciple. L’assistance put ainsi entendre, avec grand étonnement, l’homme, ainsi blotti sous le bras du Cheikh, converser pendant un long moment avec un interlocuteur [qu'ils ne voyaient pas]. On l’entendit ainsi alterner longuement rires et pleurs durant sa conversation, jusqu’à ce qu’il sortit enfin sa tête du boubou...
Une grande émotion et une joie indescriptible se lisaient sur son visage. Il exprima vivement sa gratitude envers Cheikh A. Bamba en wolof : « Dieuredieuf ! Dieuredieuf ! Dieuredieuf !».
Il se leva aussitôt après et repartit à pied, aussi étrangement qu’il était apparu… »
Quand Serigne Saliou finit de raconter ce prodigieux récit à Abdallah Fahmi, il lui demanda, en guise de moralité pour cette histoire : « Sais-tu la chose la plus extraordinaire dans cette histoire ? » Fahmi de lui répondre : « Pas vraiment. Veuillez me le dire, car je suis là pour apprendre…»
Cheikh Saliou lui dit : « Ce vieux disciple connaissait parfaitement les faveurs divines exceptionnelles que détenait Cheikh A. Bamba. Il ne nourrissait non plus aucun doute sur la place privilégiée que celui-ci occupait auprès du Seigneur, dans le monde d'ici-bas et dans l’au-delà. [Comme l’atteste la nature exceptionnelle de sa requête auprès du Cheikh.]
Toutefois, malgré cette conviction profonde, ce disciple n’a sollicité auprès de Serigne Touba qu’une seule chose : revoir son Maître. Et une fois qu’il a obtenu cette faveur, il est aussitôt reparti tel qu'il était venu [pour aller retrouver son Maître]. C’était parce que son cœur, rempli de l’Amour infini pour son Maître, était saturé et n’avait plus de place pour qui que ce soit d’autre [aussi exceptionnel soit-il].
C’est cela le « MOURIDE SÂDIKH »… », conclut Serigne Saliou.

jeudi 2 juillet 2015

L’ÉTRANGE HISTOIRE DE CHEIKH AHMAD IBN BUDDI ET DE SERIGNE TOUBA...



Ce récit particulièrement prodigieux fait partie des témoignages recueillis par le Cheikh Mouhamadou Lamine Diop Dagana (m. 1967), ancien imam de la mosquée de Diourbel, scribe et disciple de Cheikh Ahmadou Bamba ayant eu à vivre près de lui et dont la Crainte Révérencielle et la Piété sont restées légendaires. Son œuvre d'historien et de chroniqueur de la vie du Serviteur du Prophète consista, en plus des événements auxquels il a eu à assister personnellement, en des enquêtes de terrain auprès des principaux témoins des faits relatés. Ces événements-ci, repris de son ouvrage maître Irwâ'u Nadîm (L'Abreuvement du Commensal) se sont passés lors du second exil de Cheikh Ahmadou Bamba en Mauritanie (1903-1907)…
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« Les Halawi affirment qu'ils n'ont jamais su la raison pour laquelle Cheikh Ahmadou Bamba avait baptisé leur point d'eau "Birru-I-Qayr" (Puits des Bienfaits). Etant donné qu'il n'en existait pas ailleurs sous cette appellation et que l'on n'entendit jamais parler d'un puits portant un tel nom, même chez les Anciens. Ceci, jusqu'au jour où le Cheikh Ahmad ibn Buddi fut inhumé exactement prés dudit point d'eau… Ils surent alors le secret de cette dénomination et se rendirent en même temps compte de la force de pénétration mystique (Kashf) de Cheikh A. Bamba.
Au sujet de ce Cheikh Ahmad ibn Buddi, le Serviteur du Prophète a dit et écrit maintes choses [que nous allons ici vous dévoiler].
(…) Mon ami et frère Cheikh Ibrahima Amar, plus connu sous le nom de Ibra Dior, m'a relaté l'histoire suivante : « Cheikh Ahmadou Bamba m'envoya un jour, de Sarsara (ou de Tintou Mouhzin, je ne me souviens plus), pour aller à Saint-Louis lui acheter un livre intitulé Mawâhibou Ladouniya (Les Dons Provenant [de DIEU]), composé par l'imam Khastalâni. Je me rendis dans cette ville et y éprouvai toutes les peines du monde sans toutefois arriver à mettre la main sur ledit ouvrage. Je dus finalement me résoudre, infiniment abattu, à rebrousser chemin [et à rentrer en Mauritanie].
Arrivé à la hauteur de la localité où résidait Cheikh Ahmad ibn Buddi, une de mes veilles connaissances, je pensai faire un détour chez lui, histoire de le saluer et de lui rendre une petite visite. Lorsque j'arrivai dans sa concession, il manifesta une grande joie et m'accueillit à bras ouverts. Quand je me fus reposé en un lieu [qu'il m'aménagea], nous entrâmes en une conversation au cours de laquelle il s'enquit de l'objet de mon voyage ; ce à quoi je lui révélai que le Cheikh m'avait envoyé à Saint-Louis et ainsi de suite… Je lui appris également mon affliction de ne pas trouver l'objet de ma quête. Alors, incontinent, le Cheikh [Ahmad ibn Buddi] se leva et se mit à fureter parmi ses livres jusqu'à en retirer deux tomes qu'il me tendit en disant : « Dis au Cheikh que ceci est un don de ma part, pour la Face de DIEU ». J'en conçus une joie extraordinaire et le Cheikh [à qui je remis plus tard le présent] en éprouva une plus grande encore ; satisfaction aussi bien pour le livre que pour l'auteur du don…» [Ceci constitua le prélude des liens qui allaient sans tarder se nouer entre le Serviteur du Prophète et le Cheikh Ahmad ibn Buddi]…
(…) Al Hâj Muhammad ibn 'Aba, appelé aussi du nom de [son père] Cheikh Ahmad ibn Buddi, m'a raconté que son père [qui appartenait à la Tidjannia], avait un jour écrit (ou s'était adressé de vive voix) au Cheikh [Ahmadou Bamba] pour lui demander de transmettre ses salutations au Messager de DIEU (Paix et Salut sur Lui) et à Cheikh Ahmad Tidjânî (Que DIEU TRES-HAUT soit Satisfait de lui) et qu'il espérait recevoir les leurs en retour… Le Cheikh lui écrivit alors, en retour, que le Messager de DIEU (sur Lui la Paix et le Salut) lui rendait ses salutations, de même que Cheikh Ahmad Tidjânî…
(…) Cette ode [du Serviteur du Prophète] figurant ci-dessous constitue à la fois une réponse à la lettre envoyée par Cheikh Ahmad ibn Buddi et son neveu, mais aussi une répartie indirecte à ceux qui s'interrogeaient sur la question théologique « Est-il possible que l'Archange Gabriel revienne [en Messager auprès d'un humain] après le Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui) ? »
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Au Nom de DIEU, le CLÉMENT, le MISÉRICORDIEUX.
[Récitation de la Salâtul Fatiha…]
[Cette ode a pour objet] de faire savoir à Cheikh Ahmad ibn Buddi, à Muhammad Hafîz, et, en dehors d'eux, à tous les Halawi, hommes et femmes, et, par-delà ceux-ci, à tous les musulmans et musulmanes :
- Que le Prophète de DIEU (sur Lui la Paix et la Bénédiction de DIEU TRES-HAUT, ainsi que sur sa Famille et sur ses Compagnons) rend son salut à Cheikh Ahmad ibn Buddi ;
- Que Cheikh Ahmad Tidjânî (que DIEU TRES-HAUT Soit Satisfait de lui) lui rend également son salut ;
- Que le Prophète de DIEU (sur Lui la Paix et la Bénédiction de DIEU TRES-HAUT, ainsi que sur sa Famille et sur ses Compagnons) honore Cheikh Ahmad ibn Buddi d'une estime pareille à celle qu'il réserve à un frère de sang ;
- Que Cheikh Ahmad ibn Buddi bénéficie désormais de l'Agrément de DIEU TRES-HAUT qui le préservera, durant toute son existence, de toute source de terreur ou d'affliction et qui lui assurera, après sa mort, la Miséricorde Divine ;
- Que Cheikh Ahmad Tidjânî (que DIEU, TRES-HAUT Soit Satisfait de lui et l'élève plus près de Lui) le considère tel son propre fils, de telle sorte que quiconque ayant reçu le Wird Tidjane de ces deux Cheikh [Ahmad ibn Buddi et Muhammad Hafîz] (Que DIEU,TRES-HAUT Soit Satisfait d'eux, leur assure la Sécurité de même que Sa Miséricorde), puis s'en détourne par esprit de négation, pour se diriger vers quelque autre Maître Spirituel, celui-là causera sa perte ici-bas et dans l'Au-delà (Puisse DIEU nous préserver de cela). Par contre quiconque ayant reçu ce Wird de l'un d'entre eux et le pratique, celui-là acquerra le profit ici-bas et, s'il meurt dans cette situation, celui de l'Au-delà.
Ceci, afin que quiconque aura jeté un œil sur ces mots sache qu'ils furent retranscrits de la bouche même de Cheikh Ahmad Tidjânî (que DIEU, le TRES-HAUT, Soit Satisfait de Lui) qui les a transmis au [Serviteur du Prophète] l'auteur des vers que voici …
- Une Salutation, Excellente et au-dessus de tout autre salut source d'harmonie, a été rendue…
- Salutation transmise par [Ahmadou Bamba] le captif de son SEIGNEUR, le Serviteur de l'Elu, à [Ahmad ibn Buddi] qui obtint l’Élévation
-Ô toi Auguste Cheikh ! Tu es désormais préservé de tout mal
- Toi, ainsi que tous ceux qui suivent tes traces, êtes sécurisés, d'ici jusqu'à votre entrée au paradis, de toute privation de bien
- Le SEIGNEUR SUBSISTANT t'a accordé la Sécurité contre l'ensemble des maux, par la Grâce du [Prophète] Choisi Par Excellence, le Détenteur de l’Étendard,
- Et par celle de ton Maître, l'Agréé [Ahmad] Tidjâni, celui-là qui, parmi les Nobles [Hommes de DIEU], paraît avec l'éclat du corail
- Paix et Salut soient sur la Meilleure Créature de DIEU, [le Prophète] à qui IL a Accordé Eminence et confié Ses Versets
- Que l'Agrément, source d'harmonie, du SEIGNEUR ETERNEL soit ensuite accordé à [Ahmad ibn Buddi], ce Saint dont l'imitation est élevée…
* * * * * ** * *
« (…) Mon informateur [Al Hâj Muhammad ibn 'Aba] m'a rapporté : « La nouvelle [contenue dans cette ode] mit mon père dans un inexprimable état de transe tel qu'il ne cessa, à partir de cet instant, de hocher la tête, frappé par [un tel prodige] qui déroutait son esprit. Et il ne cessa de se conduire de cette façon étrange jusqu'à ce qu'il rendit l'âme
[Il faut préciser que] notre concession se trouvait à une longue distance du lieu de résidence de Cheikh A. Bamba et que nous n'avions encore mis personne au courant de la nouvelle du décès, qui eut lieu au cours de la nuit. Et [mieux] certains [habitants de la maison] n'apprirent la chose que lorsque survinrent, tôt le matin… des messagers du Cheikh ! Ils nous dirent qu'ils avaient été envoyés par le Cheikh pour qu'ils puissent assister à l'inhumation de notre père et présenter ses condoléances aux siens !!! »
[Cheikh Ahmadou Bamba] écrivit par la suite un autre poème démontrant la Place de Choix qu'occupait ce Cheikh [Ahmad ibn Buddi] auprès du Prophète (PSL), éminence qui lui valut cet honneur insigne [provenant du Messager (PSL)]. Il disait dans ce poème [qui démontre comment il fut informé de la nouvelle du retour à Dieu de Ahmad ibn Buddi bien qui que ce soit d'autre] :
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Ceci est la Rétribution accordée à l'honorable Ahmad ibn Buddi et à son Calife…
Au nom de DIEU, le CLÉMENT, le MISÉRICORDIEUX.
Puisse DIEU accorder Son Salut à notre Seigneur et Maître Muhammad, à sa Famille et à ses Compagnons, et puisse-t-IL leur assurer la Paix…
Il est descendu des cieux, la nuit du décès de l'honorable Ahmad ibn Buddi, l'Esprit Saint [l'Archange Gabriel] (sur lui la Paix) accompagné d'un grand nombre d'Anges, afin de rendre hommage à l'éminent Ahmad ibn Buddi pour sa bonne opinion envers l'Esclave de DIEU et Serviteur du Prophète [que je suis]. Ainsi DIEU, le PRE-ETERNEL, le SUBSISTANT, ne manqua-t-Il pas de l'honorer ; et [les Anges] ne s'en retournèrent en cette nuit vers le ciel qu'en ramenant son âme en parfait état d'apaisement. Cette Faveur procède d'une promesse qui lui fut faite et d'autres [Privilèges] dont le Serviteur [du Prophète] va, ici, donner un aperçu :
- Est venu l'Esprit Saint (c'est vraiment Lui qui apporte consolation !) en compagnie d'une Troupe Sublime lorsqu'il fallut à Ahmad [ibn Buddi] s'en aller
- Ahmad a reçu auprès de DIEU ce qu'il escomptait et eut à contempler, de façon manifeste, les Bienfaits provenant de la Porte [de la Miséricorde] qui, jamais, ne se ferme
- DIEU a récompensé celui qui offrit un présent au Serviteur [du Prophète] envers qui DIEU s'est montré GÉNÉREUX de Ses Bienfaits - c'est assurément le SEIGNEUR Qui fructifie !
- C'est de DIEU, le PROPRIÉTAIRE du Trône, que j'escompte la faveur de faire largesse de Ses Dons*** à [Ahmad], l'auteur du cadeau, qui fait désormais partie des Bienheureux couronnés [du Paradis]
- Et il est, certes, devenu pleinement évident pour lui, dans l'Au-delà où il se trouve, que je suis le Serviteur Incontestable du [Prophète Muhammad] Investi de la Primauté et de la Précellence, le Détenteur du Diadème…
- Est ainsi parti [Ahmad ibn Buddi], Seigneur des Nobles, celui-là qui reçut la Prééminence, grâce à celle de [Cheikh Ahmad Tidjânî], Guide dont le Wird restera à tout jamais une voie [vers le Salut]
- Que soit sur ce Seigneur des Nobles l'Agrément de [Cheikh Ahmad Tidjânî] et celui de la Meilleure Créature, le Magnifique [Prophète]
- Je prie aussi DIEU de Satisfaire les desseins de son calife [le successeur de Ahmad ibn Buddi] par l'entremise du [Prophète] aux Lumières Eclatantes
- Sur Lui la Paix du SEIGNEUR Qui l'a guidé par Sa Grâce et l'a Elevé, lors de sonVoyage Nocturne(Isrâ), vers des Degrés Sublimes…
Que la Paix, la Miséricorde et la Bénédiction de DIEU soient sur vous…"
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Note :
*** « faire largesse de Ses DONS... » Pour Serigne M. Lamine Diop, ces « Dons » renvoient au livre offert en cadeau au Cheikh et intitulé Mawâhibou Ladouniya (Les DONS Provenant de [DIEU]). Ainsi cet ouvrage au titre prémonitoire ne fut que le motif apparent de réalités mystiques plus profondes, à savoir la Consécration qui était réservée à cet homme de bien par la Grâce de Khadimou Rassoul. Dons qui générèrent les « Bienfaits » à la base de l’appellation donnée de façon prémonitoire par le Cheikh au puits (Birrul Qayr) près duquel fut plus tard inhumé Cheikh Ahmad ibn Buddi. Comme quoi, les DONS procurent les BIENFAITS…

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Il nous a semblé également intéressant de noter, en sus du récit ci-dessus de S. M. Lamine DIOP Dagana, que la tribu des Halawi et le nom de Cheikh Ahmad ibn Buddi apparaissent aussi à plusieurs reprises dans l'ouvrage de Cheikh M. MBACKE (Les Bienfaits de l'Eternel), notamment dans ce passage (p.146) où l’auteur décrit l'attachement que le Serviteur du Prophète ne manquait jamais de manifester envers ses Frères de religion, quelles que soient leurs obédiences et confréries d’origine..
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"(…) Vous voyez que, après son élévation au service exclusif du Prophète et à l'instruction directe auprès de Lui (PSL), Cheikh A. Bamba traitait ses [précédents] maîtres tous sur un même pied d'égalité. Il les a tous remerciés et loués, car chacun eut le mérite de lui avoir servi d'exemple dans le passé.
Ce qui prouve sa reconnaissance envers eux, c'est le respect dont il les entourait ainsi que leurs compagnons depuis le début jusqu'à la fin de ses rapports avec eux. Il n'y a point parmi nous personne qui ne l'ait vu offrir des cadeaux généreux aux envoyés des QADR, vénérer et prodiguer des présents magnifiques aux cheikhs SHADHILITES, comme les Ali Ahmad, Ali Muttâl et les autres. De même les TIDJANES maintenaient de bonnes relations avec lui, et il les honorait avec excès et vénérait leurs cheikhs, comme les cheikhs Halawi qui venaient souvent lui rendre visite et qu'il couvrait de ses dons, de sorte que sa renommée se répandit aussi bien parmi leurs jeunes que parmi leurs adultes et leurs cahiers furent remplis de beaux poèmes de leurs poètes dédiés à lui.
J'ai également vu leurs confrères noirs [TIDJANES] venir lui rendre visite et résider chez lui. Il les entourait alors d'hospitalité et leur préparait des locaux propres où ils accomplissaient leurs Wazîfa (séances publiques de Dhikr et de prières sur le Prophète (PSL)). Il se conduisait de même avec d’autres cheikhs réputés pour leur piété, qui n'appartenaient pas à ces trois Voies [Qâdriya, Tijâniya, et Shâdhiliya]. Il traduisait sa reconnaissance envers eux dans ses rapports avec leurs fils et revivifiait, dans la mesure du possible, leurs écrits et leurs Dhikr (…) »
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Cet autre passage du même ouvrage (p.88) mentionne, toujours à ce propos, l'épisode d'une des premières rencontres que fit le Cheikh lors de son exil mauritanien, en juin 1903 (Rabi I 1321 H), juste après sa traversée du fleuve Sénégal…
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« Le poète Halawi, l'honorable juriste, le juge, Muhammad Abdoullah ibn Fafa, auteur de célèbres et très beaux poèmes en l'honneur du Cheikh, m'a raconté plus tard qu'il avait rencontré le Cheikh monté sur le chameau de Cheikhna [ibn Dada, mandataire du Cheikh Sidya]. Et que le Cheikh lui avait demandé : « Qui sont les habitants de cette vallée ? ». « Je lui ai alors cité des Cheikhs Halawi, tels que Cheikh Ahmad fils de Cheikh Muhammad-al-Hafîz et Cheikh Ahmad ibn Buddi. Le Cheikh lui répondit alors par ce verset : « Fas'alû Ahl Zikr in kuntum lâ tahlamûna… » (« Interrogez les Gens du Rappel (Ahl Dhikr) si vous ne savez pas ») (Coran 7:21). »
« Quand je suis rentré, poursuit le poète Halawi, j'ai informé les gens de la nouvelle [de cette arrivée] et leur ai affirmé que j'étais sûr qu'il s'agissait du Maître [Noir] dont nous avions entendu conter l'histoire [prodigieuse]. Quand ils ont vérifié la nouvelle, ils m'ont interrogé sur ce qu'il m'avait dit et j'ai répondu qu'il m'avait demandé qui habitait ici et je vous ai mentionnés. Il a alors ajouté : « Interrogez les Gens du Rappel si vous ne savez pas ». Ils se sont alors exclamés : « Louange à DIEU ! Puisqu'il considère que nous faisons partie des Gens du Rappel… » »