mardi 10 novembre 2015
*La Révolution Mouride* (Par Maï Mbacké Djamil)
L’esprit entrepreneurial de Cheikh Ahmadou Bamba devrait servir comme principal modèle de développement au Sénégal. Il s’agit de faire en sorte que le style managériale inspiré par l'idéologie de Cheikh Ahmadou Bamba puisse servir de soubassement dans le processus de gestation du pays.
L'idéologie Mouride en effet détient une force motrice du travail qui, bien dupliquée aux différents segments socio-économiques du pays lui permettrait de s'inscrire dans un élan menant au développement économique mais surtout au développement humain.
Tout récemment, en discutant avec mon frère et ami Mamadou Darou Salam, il me dit "La première phase du développement économique, c'est le développement humain" ; ce qui est une vérité juste et pertinente car c'est l'intelligence humaine qui prolifère l'esprit de la croissance.
Faisons un rappel, Cheikh Ahmadou Bamba Bamba a prôné la préservation culturelle, l’égalité, le respect les uns des autres et la participation socio-économique de tous. Ce n'était pas chose facile dans une société sénégalaise qui était fortement hiérarchisée et où les liens de sang étaient la base des rapports sociaux. Il substituera deux vertus aux anciens critères de distinction : le travail et la science.
Khadimou Rassoul, va réaliser une véritable révolution culturelle et organisationnelle au sein de la société par certains aspects de son approche managériale et de prédication basée sur la vulgarisation du savoir et le culte du travail ce qui était une approche presque révolutionnaire dans ces sociétés ou les cadres et lieux du savoir et du pouvoir en même temps, suivaient la logique des liens familiaux et des classifications sociales.
Nous devons savoir et comprendre que la pensée de Cheikh Ahmadou Bamba est porteur depuis son avènement de valeurs qui sont des réponses différentes à celles prônées jusque là par des modes de pensées tels que le capitalisme et le socialisme qui ont totalement échoués dans leur démarche développement au sein de nos sociétés africaines car ne correspondant pas ni à leurs réalités ni à leurs cultures.
"Ne te laisse pas abuser par ma condition d’homme noir pour ne pas tirer profit de mon ouvrage. Car l’homme le plus responsable auprès de Dieu est, assurément, celui qui le craint le plus et cela sans discrimination d’aucune sorte"
*Cheikh Ahmadou Bamba
lundi 9 novembre 2015
« L'Afrique peut elle s'inspirer du Mouridisme pour son développement? » (par Cheikh Fatma Mbacke)
Assalamou aleykoum, wa salamou wa Assalamou Aleykum ala Rassoulil Laah
Je commencerais par féliciter les conférenciers pour le brio avec lequel ils ont traité le thème. La pertinence du sujet trouve tout son sens dans le fait qu'il constitue une continuité et un complément par rapport a la conférence sur l'universalité du message de Cheikh Ahmadou Bamba que Serigne Same Bousso avait exposée à Lambaréné samedi dernier (24 octobre 2015).
Oui quand on parle d'universalité, la cohérence voudrait qu'on parla aussi de partage des enseignements du Cheikh avec toute l'humanité en commença naturellement par l'Afrique.
Je voudrais ici apporter une petite clarification sur le thème. Quand on parle de l'Afrique qui devrait s'inspirer de l'enseignement du Cheikh pour son développement, certains africains pourraient se poser la question de savoir pourquoi le Sénégal est resté comme toutes les nations africaines un pays sous-développé, voir pauvre, alors qu'il est le pays d'origine de Cheikh Ahmadou Bamba?
C'est une point légitime mais la vraie question je pense, devrait être: pourquoi depuis l'indépendance en 1960 le Sénégal en tant que Etat, en tant que Nation n'a pas cherché à bâtir son développement autour de valeurs, de modèles endogènes inspirés de l'enseignement de ses grands penseurs dont le plus prolifique est sans aucun doute Cheikh Ahmadou Bamba?
Nous le savons, au temps colonial, la politique envers les différentes confréries islamiques consistait à les diviser pour mieux régner et à essayer de susciter la rivalité entre elles. Rappelons qu'un des objectifs de l'Exil du Cheikh ici au Gabon était de faire oublier son enseignement à ses fidèles. Après un échec cuisant et son retour triomphant au Sénégal, il ne restait aux français que de mettre en place une politique cynique d'exacerbation artificielle des rivalités entre les confréries afin d’endiguer l’expansion de la Mouridiya. Malheureusement pour le Sénégal cette politique n'a pas été totalement abandonnée par les administrations post indépendances. On met de côté par exemple, tout enseignement du Cheikh sous prétexte que s'inspirer de lui pourrait frustrer les autres confréries. Ainsi un jeune sénégalais peut faire tout son cursus scolaire, du primaire à l'université sans quasiment jamais rencontrer Cheikh Ahmadou Bamba dans ses cours.
Pourtant comme l'ont montré les conférenciers, on peut bien s'inspirer du Mouridisme dans le cadre de l'effort de mobilisation nationale pour le développement du Pays sans pour autant que toute la population devienne nécessairement mouride. S'inspirer du Cheikh comme penseur authentiquement sénégalais, authentiquement africain, ne serait qu’intelligence et pragmatisme. D'autant plus que les mourides ont amplement montré leur efficacité et leur capacité économique. Ils rayonnent dans tous les domaines économiques : agriculture, commerce, transport, émigration etc...Ce n'est pas un hasard si les deux premiers milliardaires connus au Sénégal étaient des mourides. Donc les fideles du Mouridisme ont très clairement montré par leurs actions, que l'enseignement du Cheikh constituait bien une niche non encore exploitée a sa juste mesure.
Je terminerais par rappeler un autre exemple des enseignements du Cheikh, à la suite de ceux nombreux cités par les conférenciers, sur lequel on devrait beaucoup méditer. C'est la notion de compter d'abord sur soit pour toute entreprise, pour tout projet. Quand il a appelé ses mourides a mobiliser des fonds par des contributions pour l'édification de la grandes mosquée de Touba, Cheikhoul khadim a dit qu'il a voulu leur enseigner à ne pas compter sur des financements extérieurs mais a compter d'abord sur eux même pour tout projet, car celui qui finance détient le pouvoir sur vous. Cet enseignement a été si bien assimilé qu'aujourd'hui, prenant la suite de ses devanciers, l'actuel khalif de Serigne Touba, Cheikh Sidy Moukhtar Mbacke en est la parfaite illustration avec ses très grands projets dans la grande mosquée de Touba, dans celle de Massalik Al-Jinane a Dakar et a l'université de Touba entre autres.
Apres 55 ans d'indépendance nos pays d'Afriques n’ont pratiquement compté que sur l'aide au développement venant des pays extérieurs. Cette aide n'a fait que nous endetté sans nous apporter le développement. Aujourd'hui beaucoup de nos pays sont dans l'impasse! Il est donc temps de trouver d'autres voies qui s'inspirent du génie africain pour un développement endogène. Cheikh Ahmadou Bamba est clairement une solution a cette équation, les conférenciers l'ont bien démontré. L'Afrique, en commençant par le Sénégal a tout intérêt à s'inspirer de sa pensée, de son enseignement, de l’exemple pratique de ses mourides, pour son développement.
Cheikh Fatma Mbacke
Ingénieur informaticien
Chercheur mouride
cheikhfatma@yahoo.com
www.cheikhfatma.com
Ingénieur informaticien
Chercheur mouride
cheikhfatma@yahoo.com
www.cheikhfatma.com
lundi 2 novembre 2015
Magal de Darou Khoudoss : La commémoration d’une consécration éternelle ou le souvenir d’un retour à la Félicité !
Le Magal de Darou Khoudoss offre à la communauté mouride l'occasion de commémorer, chaque année, le rappel à Dieu de Cheikh Ahmadou Bamba à Diourbel.
C’est en ce jour mémorable que Le Soldat de Dieu Cheikh Ahmadou Bamba,armé toute sa vie durant de Patience, de Savoir, de Piété, de non-violence comme antidote aux ruses de Satan le Damné, est retourné vers Son Créateur.
Le bon soldat n’attend t-il pas avec impatience sa rétribution, sa médaille et sa gloire à la fin de la guerre. Qu’en est-il du Noble Soldat de l’Eternel qui accomplit brillamment sa mission et se retrouve en face de son Maitre, Le Miséricordieux ?
Ce jour de dévotion, de grâce et de souvenir symbolise le parachèvement d’une mission divinement Noble et dont la germination ne cesse de transcender l’espace et le temps tels des rayons solaires au zénith.
« Faut-il pleurer les nobles morts qui ont été pleurés même par la terre et les cieux ? Je les pleure espérant de ce fait, la grâce de Celui en Qui ils se sont anéantis avec plaisir » disait Cheikh Ahmadou Bamba dans Huqqal Bukau.
Nos larmes apparent tariront pour laisser place aux larmes du cœur qui s’expriment, en ce jour, à travers les récitals de Coran, la lecture des Khassaides, le zikroullah, les prières sur le prophète tels que prônés par le Digne et Charismatique successeur et premier Khalife Général des mourides, Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké qui est à l’origine de sa première commémoration en 1936.
Depuis lors, la famille de Darou Khoudoss, descendants de Cheikh Mouhamadou Moustapha, s’est évertuée à perpétuer cette tradition. De Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké Gaindé Gaindé Fatma à l’actuel Khalife de Darou Khoudoss Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké (Que le Tout Puissant lui accorde longue vie et santé) en passant par Serigne Mbacké Madina, Serigne Mouhamadane Khary Lo, Serigne Aliou Serigne Khadim ainsi que tous leurs valeureux frères et sœurs, ce jour a toujours été et demeurera le point saillant du calendrier annuel de Darou Khoudoss dont il porte finalement le nom.
Cependant, doit –il être exclusivement le « Magal de Darou Khoudoss »?
Fort de ce qu’il symbolise, ce jour représente, au delà de Darou Khoudoss, le jour de Touba qui en a accueilli le plus Noble de ses habitants, son fondateur, Sa Raison d’Etre, Serigne Touba, parfaite illustration du verset « Certes, nous avons crée l’homme dans la forme la plus parfaite » S.95, V4.
Ce Magal est certes le Magal de Darou Khoudoss, mais aussi et surtout le Magal de Serigne Touba, le Magal de la consécration de toute une vie, toute une œuvre.
Serigne Touba, n’a-t-il pas dit que le plus beau de ses jours est celui de sa rencontre avec son créateur ?
A cet effet, Serigne Modou Moustapha avait promis à ceux qui célébraient cette nuit une absolution des péchés. Quelle panacée !
Ceci étant, nonobstant le degré d’inondation des occupations matérielles et mondaines dans les wagons du train de notre vie, sa commémoration nous semble être plus qu’un devoir pour tout mouride, tout musulman, tout être humain.
Celui qui a tant façonné nos vie, qui a brisé les carcans de la servitude physique et mentale, ne mérite –il pas un hommage national, un hommage universel en ce jour où , après une vie terrestre intégralement consacrée à l’adoration d’Allah, à la perpétuation du legs moral prophétique, à la revitalisation et à la réhabilitation des sentiers profanés de la Sounna, Lui, Khadimou Rassoul, Noble Serviteur du prophète, retourna vers son Seigneur, vers la quiétude absolue, la Félicité, Touba, quel bon retour !
Comité scientifique Dahira des descendants de Cheikh Mouhamadou Moustapha MBACKE
« Symbiose des Tidianes et des Mourides au Magal de Touba Darou Khoudoss, Serigne Mouhamadou Moustapha, l’Unificateur », Par A. Khalifa Niasse
Grand par sa taille (1.93m), Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké est le fils ainé du bien nommé Cheikh Ahmadou Bamba, figure incontestable de l’Islam mondial et digne Serviteur du Prophète (Psl) dont le fondateur de Darou Khoudoss est l’homonyme. D’abord par son nom qui signifie l’Extrait, il avait toutes les caractéristiques d’un Extrait choisi par le Cheikhissime Ahmad Ibn Habiboulah.
Il était surnommé Modou Aminata, faisant référence à sa sainte mère, la Cheikha Aminata Lo. Elle-même descendante de l’Erudit et Prince du Ndiambour, Serigne Ahmad Ndam Lô. Elle est aussi la mère de son frère cadet, Mouhamadou Lamine Bara Khadim Rassoul, marabout des djinns dont il se disait qu’il en détenait des dizaines de milliers de cheikhs. Et dont l’arbre à palabre (penc) était le mystérieux baobab sur lequel se trouvaient des écritures, d’où son nom de Gouye Mbind. Il est le père du fondateur de Keur Nganda, Cheikh Maty Lèye, l’actuel Khalife Général des Mourides sous le nom de Cheikh Sidy Makhtar Mbacké.
Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké était le génie du savoir faire, doublé du bâtisseur de Touba qu’il est. Il a réussi à soustraire le corps sanctifié de son défunt père de la résidence surveillée dont il était l’objet à Diourbel pour venir le loger à Touba. Il y implanta une baraque en guise de mausolée provisoire. D’où le sobriquet de « Borom Baraque Bi » par lequel on désignait le Fondateur du Mouridisme durant les premières années qui ont suivi son retour définitif dans cette cité qu’il avait tant chérie dans ses odes et autres poèmes. Sans l’avoir jamais vue dans sa dimension terrestre. Hormis la relation qu’en fait le Coran qui qualifie Touba, nommément, de magnifique lieu pour le retour éternel (Sourate 13, Verset 29). Nom qui recoupe le sens initial de Utopia (Cité des Rêves).
Serigne Mouhamadou Moustapha était le continuateur, le bâtisseur et le réalisateur de la cité dont son père a été l’architecte. Et qu’il a matérialisée en relevant plusieurs défis dont celui de désenclavement qui n’est pas le moindre. Le tronçon de rail qu’il a réalisé à ses frais a été le véritable ILA TOUBA. Un cordon ombilical.
Touba, il l’a habitée seul avec sa proche famille, tout en réalisant le triple des sept villages distant chacun de sept kilomètres l’un de l’autre. Et cette fois dans les différentes directions. Constituant, ainsi, des rayons d’un astre dont le centre se trouve être le mausolée et la mosquée qu’il a fondée. En surpassant, même, les dimensions des piliers et leur résistance. Et, ce, lors d’une période d’arrêt de chantier à cause du départ en vacances des entrepreneurs français.
Comme Khéops, le Prophète Abraham, Salomon, le Prophète Mohamed (psl), la Mère des Cités était là. Coran, S.6, V92.
Comme chez le Prophète et Roi Souleymane (Salomon) il s’est agi d’un gigantesque centre de formation dans les règles de l’art de la construction : gros œuvre, finition, décoration. L’importation du matériel et des matériaux fut le creuset dans lequel se sont formés les commerçants Baol Baol devenus fins négociants urbi et orbi.
Comme chez le Prophète et Roi Souleymane (Salomon) il s’est agi d’un gigantesque centre de formation dans les règles de l’art de la construction : gros œuvre, finition, décoration. L’importation du matériel et des matériaux fut le creuset dans lequel se sont formés les commerçants Baol Baol devenus fins négociants urbi et orbi.
La place très enviable des Mourides dans le tissu économique du Sénégal a été tissée par ce grand ingénieur avant la lettre.
Mais nul n’aurait pu être digne successeur de Cheikh Ahmadou Bamba sans être le gardien de la cohésion des musulmans, toutes confréries confondues. Tel que le Cheikh l’avait défini par écrit en disant que toutes les voies menaient à lui( Dieu et Son Prophète). Qu’elles aient emprunté la voie de Jaylany, celle de Ahmad Tidjany ou d’autres que celles de ces deux là. En d’’autres termes, toutes les voies spirituelles mènent à Touba. Bamba n’est pas sectaire mais rassembleur.
Lors des premiers gamous qu’il y célébrait, il faisait psalmodier, entre autres odes et khassaids, les écrits d’autres érudits dont ceux de mon père dont les talibés de Tiakh Niang de Elhadj Birane célébraient la naissance du Prophète (Psl), à l’unisson, avec les talibés mourides.
Aujourd’hui Darou Khoudoss reprend l’initiative du Rassembleur qu’était le premier successeur de Cheikh Ahmadou Bamba et fondateur de Darou Khoudoss. Celui qui ne savait pas et ne voulait pas faire une distinction entre les membres des différentes confréries.
Son fils ainé et successeur fut Cheikh Ahmadou Mbacké dit Gaindé Fatma dont la double descendance, maraboutique et princière, a fait de lui une force tranquille. Il convoyait les leaders de la Tidianya vers son domicile de Casablanca, puis par caravanes de bus à Fès. Leur donnait de l’argent en guise de Adyah au mausolée du Fondateur de la Tidianya. Sans se distinguer d’eux. Le tout à ses frais. Excusez du peu ! L’occasion ne permet pas d’être long.
Par ailleurs, il créa deux leaders de renommée et de les financer : Cheikh Anta Diop et Me Abdoulaye Wade. Sur le plan économique, il était le premier investisseur dans l’agriculture. En lui faisant atteindre le chiffre mirobolant d’un million de tonnes d’arachide en guise de cadeau pour l’indépendance du Sénégal. Il est vrai que Cheikhoul Khadim disait de lui, en le désignant du doigt : « Bien que je sois assis, celui qui marche n’est pas un autre, c’est moi aussi ».
Son frère cadet, et presque jumeau, Serigne Mbacké Madina, était la figure de l’ascète soufi. Qui ne levait les yeux de ses éternelles feuilles coraniques que pour s’orienter vers la Mecque pour ses prières rogatoires et surérogatoires. Un Serigne Touba de la dévotion et de la lecture du Coran.
Serigne Mahmoudan, ou Dan si vous préférez, était bien choyé par son père et par toute la fratrie. Il vivait déjà au Paradis quand il était parmi nous. A sa défunte fille aînée qui a été mon épouse et qui a vécu avec moi onze ans qu’elle a remplis de lumière, je rends hommage.
J’aurais pu être très long pour la sainte fratrie en parlant du poète arabophone hors pair, Son Excellence Serigne Saliou Mbacké, Ambassadeur et homonyme du frère de son père, le Khalife Serigne Saliou. Excusez du peu ! Ce n’est pas moi qui suis avare en écritures mais c’est l’espace médiatique qui est étroit.
Mais, j’aurais pu en dire autant de Serigne Ahma Tindodi (Touba) ou de Serigne Aliou Darou Nahim, sans oublier Serigne Ibrahima, Serigne Ahmadou (Khadim). Et avant eux, Serigne Abdou Salam, fils de Serigne Mouhamadou Moustapha qui a été très tôt rappelé à Dieu.
Mais, avant de terminer, tout en étant sûr de ne pas être contesté, je voudrais clôturer la liste des enfants de Serigne Moustapha par son petit-fils et presque fils : j’ai nommé Mohamed, plus connu sous le nom de Serigne Mbacké Sokhna Lô.
Cette année, et à l’initiative de Serigne Cheikh Aliou, petit-fils de Mouhamadou Moustapha et fils de Serigne Aliou de Darou Nahim, hydraulicien et Responsable de Mahou Rahmati (la distribution de l’eau à Touba), le thème central du Magal de Darou Khoudoss est : Elhadj Malick Sy et son œuvre. Donc , la complémentarité Tidianes Mourides. Et, évidemment, Khadres et autres pour le meilleur de l’Islam.
Cette initiative ne pouvait provenir que d’un homme exceptionnel en amont et en aval. De par sa descendance, de par son parcours et de par sa dextérité il a réalisé une prouesse qui fera date dans les annales de l’Islam Sénégalais, Africain et, par delà, mondial.
Cheikh Aliou est l’homme de l’ouverture, à l’instar de ses prédécesseurs. Pour ce faire il a mené, en sourdine, un combat contre ceux qui veulent faire du Mouridisme et de Touba un ghetto. Lui a compris qu’en réalisant Touba Cheikh Mouhamadou Moustapha a réalisé une cité de lumière qui rappelle le soleil. Et a été voulue et dessinée par Cheikh Ahmadou Bamba en personne. Ce soleil là ne s’éteindra jamais.
AHMED KHALIFA NIASSE
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