jeudi 18 juin 2015

Touba: Le Ramadan débute le Vendredi 19 Juin 2015


La commission de scrutation du croissant lunaire mise en place par le Khalife Général des Mourides Serigne Sidy Mokhtar Mbacké sous la supervision de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké informe la communauté musulmane en général, mouride en particulier, que le croissant lunaire n' a pas été aperçu et que par conséquent le premier jour du Ramadan est fixé le Vendredi 19 Juin 2015.

Nous vous souhaitons un excellent mois de Ramadan et prions que Dieu le Très Haut accorde toutes nos prières et donne longue vie et santé de fer à notre vénéré guide Serigne Sidy Mokhtar Mbacké et l’ensemble de la sainte famille de Khadimou Rassoul. Bon Ramadan Moubarack à toute la Umma islamique...

mardi 16 juin 2015

Les règles du jeûne du mois béni de RAMADAN



Le jeûne est l’un des cinq piliers de l’Islam que le SEIGNEUR a recommandé aux croyants ainsi que l’atteste le Coran :
"Ô vous les croyants ! le Jeûne vous est prescrit comme il l’avait été aux confessions antérieures. Ainsi atteindriez-vous la piété" (S2 V 183).

DIEU affirme toujours dans son Livre Sacré :
" En ce mois de jeûne , Ramadan , fut révélé le Coran , lumière éclairant la voie aux hommes et témoignage éclatant de vérité et de salut. Quiconque d’entre vous verra poindre le croissant,qu’il jeûne tout le mois " (S2 V185).


Le mois de ramadan est aux yeux de tous les musulmans un mois de recueillement renfermant des mérites et des profits immenses tirés des pratiques auxquelles on s’y adonne. Les multiples avantages du Jeûne ainsi que du mois de Ramadan sont confirmés par plusieurs Hadiths (sentences) du Prophète (Paix et Salut sur lui) qui expliquent parfaitement la considération que l’ensemble des croyants lui accorde. Dans un hadith rapporté par Tirmidhy le Prophète (Paix et Salut sur lui) dit :

"La première nuit du Ramadan, tout démon, tout djinn rebelle est enchaîné. Toutes les portes de l’enfer sont fermées, aucune ne s’ouvre. Toutes les portes du paradis sont ouvertes , aucune ne se ferme. On lance un appel :
"Ô toi qui veut du bien, accours !"
"Ô toi qui veut faire du mal, cesses !" 

Cet appel est renouvelé chaque soir ,et chaque soir DIEU sauve de l’enfer un certain nombre de croyants"
Le jeûne, comme toutes les pratiques de l’Islam a des actes obligatoires (farâ- id) et des actes traditionnels (sunna) qui méritent d’être connus de tous les musulmans pour mener à bien cette pratique. C’est pourquoi nous reproduisons ici des extraits de vers du chapître "le jeûne" tirés de l’ouvrage de Cheikh Ahmadou Bamba Khâdimu-r-Rasûl intitulé (le viatique de la jeunesse Tazawwud-ash-shubbân) qui regroupe l’essentiel de ce que le musulman doit savoir sur le jeûne.

LE JEÛNE 

Extrait de l’ouvrage de Cheikh Ahmadou Bamba Khâdimu-r-Rasûl (Le viatique de la jeunesse Tazawwud-ash-Shubbân) 

475. Les deux actes obligatoires du Jeûne consistent en la formulation parfaite de l’intention et en notre abstention de tout ce qui rompt le jeûne de connu
476. Ses Actes Traditionnels sont au nombre de trois - ô toi l’intelligent ! - à savoir : le fait que nous hâtions la rupture après le coucher du soleil
477. Deuxièmement, prendre le plus tardivement possible le dernier repas de la nuit ; troisièmement, préserver la langue du bavardage ...
494. Puis le jeûne - soyez réfléchis ! - ne consiste pas seulement à s’abstenir de manger, selon les considérations
495. Car, que de jeûneurs, parmi les gens, qui n’auront de leur jeûne que la faim !
496. Il n’y a de jeûne que lorsque tous les membres s’abstiennent de tout ce qui est susceptible de conduire l’individu à l’erreur
497. Abstenez-vous de tourner le regard vers ce qui est prohibé, de vous diriger vers cela, de l’écouter et de le dire
498. Puis de toute mauvaise pensée, au même titre que votre abstention du manger et du boire bien connue
499. N’abusez ni du dernier repas de la nuit, ni du repas de la rupture, durant votre jeûne, de peur de vous voir privés des récompenses
500. Car quiconque se gave d’aliments, se remplit le ventre d’une quantité abusive de boisson, et se met à dormir
501. Celui-là s’assimile à un animal, car des profits immenses lui échapperont et il subira un péril
502. Certains (des jeûneurs) mangent comme des taureaux au moment de la rupture et au moment de prendre le repas de l’aube
503.Jusqu’à ce que leur ventre pèse lourd et que leur cœur s’obscurcisse et se détourne
504 De la mention des NOMS Sublimes de leur SEIGNEUR, ils se targueront certes d’avoir jeûné, alors qu’ils n’obtiendront du jeûne, même pas la récompense d’un filament au Jour de la Résurrection
505. Puisse DIEU nous préserver de la perdition et de tout ce qui est nuisible dans le temps

Jeûner le mois de Ramadan est une pratique obligatoire pour tout musulman responsable de ses actes ( mukallaf ). Celui qui le renie est un mécréant. Quant à celui qui s’abstient de l’observer de façon délibérée sans empêchement valable, c’est un hérétique s’il ne s’adonne pas à un repentir sincère jusqu’à sa mort et il sera voué à l’enfer.

Quand doit on jeûner ?


Jeûner devient obligatoire quant on voit le croissant lunaire au 29 ème jour du mois de shacbân, ou alors que ce même mois de (shacbân ) compte 30 jours révolus .

S’il arrive qu’une seule personne voit le croissant lunaire, même si la communauté n’observe pas le jeûne, il lui incombe individuellement de le faire. S’il ne jeûne pas en vue de se solidariser avec la communauté, il sera tenu de remplacer ce jour, de même l’expiation lui incombe.

De même s’il voit individuellement le croissant au 29 ème jour du mois de RAMADAN, qui il ne jeûne point le lendemain. Toutefois s’il affiche publiquement son absence de jeûne, il sera puni par la loi (shariCah) à moins qu’il n’ait un empêchement valable le dispensant du jeûne. Précision sur l’apparition du croissant lunaire.

La communauté (des croyants), quant à elle, avant de jeûner, ou de rompre le jeûne, doit recueillir le témoignage de deux hommes certifiant avoir aperçu le croissant et dont l’intégrité est reconnue par tous ; ou alors un groupe d’individus (nombre important) qui ne peuvent pas tous commettre un mensonge au sujet du croissant lunaire et déclarant l’avoir aperçu.
Dans ces deux cas la communauté doit débuter le jeûne s’il s’agit du (RAMADAN), ou marquer la fête de la rupture, ou encore célébrer la fête de Cîdul Adhâ "TABASKI".
Cependant les avis des astronomes comme les concepteurs de calendriers ne sont pas considérés comme des sources concernant l’apparition de la lune.

Si le croissant lunaire n’est pas aperçu par un pays, alors qu’un autre distant de celui ci l’observe, le pays où il n’est pas apparu ne saurait observer le jeûne se basant sur l’apparition dans un autre pays. Chaque pays doit se contenter de l’apparition sur son territoire, si les pays sont distants.

En effet, il y avait un croissant lunaire qui n’avait pas été vu dans le Hijâz et qu’on dit avoir été aperçu dans le Yémen. Quand la nouvelle fut rapportée à Seydina Omar (que DIEU soit satisfait de lui) il rétorqua : nous ne partageons pas le même territoire.

Si le croissant lunaire n’est pas apparu durant la première scrutation du ciel au mois de Shacbân, et que le lendemain dans la journée on se rend compte qu’elle avait apparu de façon sûre, on doit observer automatiquement le jeûne le reste de la journée et remplacer ce jour.

Qu’est ce que le jeûne ?


Le jeûne consiste en la formulation de l’intention dans son cœur « J’ai l’intention de jeûner ce mois obligatoire pour la face de DIEU ». Il consiste aussi à s’abstenir de manger, de boire, de faire l’acte sexuel et ce, avant l’aube jusqu’au coucher du soleil. Parmi ces actes précités, celui qui en commet un seul par inadvertance doit continuer le jeûne, mais doit aussi remplacer ce jour. Par contre celui qui le commet de façon délibérée doit continuer le jeûne mais aussi doit faire l’expiation (Kaffâra).
L’expiation quant à elle est de trois sortes :
- offrir à 60 pauvres chacun ½ « andar » de mil (environ 1kg)
- jeûner deux mois successifs pendant lesquels toute interruption nécessite un recommencement
- affranchir un esclave qu’on a licitement acquis, qui est sa propriété exclusive et qu’il soit un musulman en bonne santé qui n’a aucune déformation.
 Le jeûne incombe à tout individu saint d’esprit jouissant d’une bonne santé, qu’il soit un homme responsable (mukallaf) et n’étant pas dans une marche (voyage) où il doit diminuer le nombre de rakkas de certaines prières, et si c’est une femme qu’elle ne soit pas en période menstruelle ou de lochies.
 Celui qui est malade, s’il craint l’aggravation de la maladie par le jeûne ou une guérison lente, est autorisé à rompre le jeûne. S’il risque la mort, alors la rupture devient obligatoire. Ainsi s’il retrouve sa santé, il doit remplacer les jours non jeûnés. Cependant s’il retarde le remplacement jusqu’au prochain ramadan par négligence, il le remplacera après le mois du jeûne mais sera tenu de donner après chaque rupture du jeune ½ « andar » (environ 1kg).
 La femme en allaitement, si elle a des craintes pour l’état du nourrisson, doit rompre le jeûne. Mais elle doit remplacer les jours manqués et sera tenue de verser chaque jour ½ « andaar » (environ 1kg). Quant à la femme en état de grossesse, si elle a peur pour sa gestation , elle doit rompre le jeûne mais sera tenue de remplacer les jours manqués seulement.
 Une vielle personne qui n’est plus en mesure de jeûner est autorisée à l’abandonner en donnant ½ « andaar » chaque jour (environ 1kg). L’intention de jeûner peut être formulée une fois dans la première nuit, comme il est possible de spécialiser chaque jour du ramadan avec son intention propre.
 Un vomissement ou un rejet gastrique survenu de façon involontaire et que son auteur parvient à rejeter au point que rien ne retourne à la gorge n’annule pas le jeûne. S’il vient jusqu’au niveau de la gorge et retourne (dans l’estomac), le jeûne est annulé. Mais si ces deux actes sont provoqués de façon délibérée par son auteur, ils annulent automatiquement le jeûne. Ainsi le remplacement et l’expiation sont obligatoires.
 Si l’eau utilisée pour se gargariser la bouche arrive jusqu’à la gorge et est avalée , elle annule le jeûne. De même si l’eau reniflée arrive jusqu’à la gorge et est avalée, elle annule le jeûne.
 Les crachats et les glaires s’ils sont abondants, il est recommandé de les rejeter ; mais les avaler n’annule pas le jeûne quelle que soit leur quantité.

Certaines pratiques jugées blâmables pour le jeûneur


 la fréquentation des assemblées de femmes par un homme ou d’assemblées d’hommes par une femme.
 Penser aux femmes et vice versa
 Tenir des propos vains
 Se gargariser la bouche avec de l’eau ou la renifler de façon exagérée.
 Mettre dans la bouche toute chose ayant un goût si minime soit-il comme la gomme arabique
 Goûter une sauce ou la boisson destiné à la rupture
 L’excès de sommeil dans la journée
 Se parfumer ou sentir l’odeur du parfum
 Enduire les yeux de « Kahl » collyre
 Se curer les dents avec une tige non sèche

Certaines pratiques recommandées


 Le dernier repas de la nuit (suhûr) ainsi que sa prise tardivement constituent des actes traditionnels du jeûne.
 De même, hâter la rupture du jeune dès le coucher du soleil, ainsi que préserver sa langue et l’ensemble de ses membres.
 Aussi, rompre le jeûne par du licite, rompre le jeûne avec des dattes puis de l’eau.
 Il est aussi parmi les actes recommandées la vivification du mois par des actes d’adoration, et la fréquence de l’aumône.

lundi 15 juin 2015

Le Magal de Serigne Massamba MBACKE célébré ce lundi 15 juin 2015 (27 Sha’bân 1436 H.)

La simple évocation du nom de Serigne Massamba Mbacké ressuscite toute une génération de grands disciples doyens d’âge ayant consacré toute leur vie à la quête de l’agrément de DIEU troquant les liens de parenté qui les liaient à Khadimou Rassoul au statut de simple disciple.
Oui ! Serigne Massamba Mbacké, avec ses frères et compagnons de foi de la trempe de Serigne Mandoumbé Mbacké, Cheikh Anta Mbacké, Cheikh Ibra Faty et d’autres encore ont démontré à la face du monde comment une vie peut être entièrement et constamment mise au service de DIEU. Ils constituent aujourd’hui un aréopage suffisant pour mesurer la dimension exceptionnelle de leur Maître Khadimou Rassoul.
La simple évocation de son nom fait défiler sur le tableau lumineux des pages d’une facture calligraphique inégalable, des enluminures qui laissent plus d’un artiste pantois.

La simple évocation du nom de Serigne Massamba rappelle aux différents conservatoires en chants religieux sur les œuvres du Cheikh et aux férus de chants religieux, les mélodies qu’il a mises en l’honneur et qui jusqu’à présent résistent au temps et constituent une référence authentique de notre génération.
Qui n’a pas entendu parler du kurel de " Wakeur Serigne Massamba ", qui n’a pas entendu parler des mélodies éthérées, angéliques et paradisiaques de cette équipe de conservatoire (kurel) que tout le monde imite aujourd’hui ?

Serigne Massamba qui fait aujourd’hui l’objet de notre présentation à l’occasion du Magal annuel qui lui est dédié nous parvint par la grâce de DIEU le 27ème jour du mois lunaire de shacbân 1301h/1881 à Mbacké Cajor quelques mois après le rappel à DIEU de son père le cadi et jurisconsulte de renommé Serigne Momar Anta Sally Mbacké. Il eut le privilège de recevoir son nom de baptême de Cheikhoul Khadim son aîné de 20 ans qui, après s’être rendu au mausolée de son père à Dékheulé, vint annoncer que ce dernier demande que le nom de Massamba soit donné à l’enfant en reconnaissance à son ancien maître à Koki.
Si Serigne Momar Anta Sally qui est son père n’est plus à présenter, sa mère quant à elle, Sokhna Aïshatou Dièye est descendante d’une famille pieuse originaire du grand centre d’enseignement qu’était Koki. Son père Serigne Koki Mor Khourédja Coumba est incontestablement l’un des plus éminents hommes de savoir de Koki. Il s’est particulièrement distingué par son ouvrage " Moukhadimatul Kokiyou ".


En plus de cette descendance pieuse, Serigne Massamba Mbacké eut l’insigne honneur d’être éduqué par les soins du Cheikh. Ce qui fera de lui un homme imbu de savoir et de sagesse, un disciple distingué parmi ses pairs, un homme de confiance et un soldat infatigable dans la quête de l’agrément de DIEU.

jeudi 11 juin 2015

Traduction française de Ya Khayra Dayfin: Khassida écrit par Serigne Touba pour le Ramadan

Ô Toi l’Éminent Hôte porteur de bonheur et de bienfaits, je te souhaite la bienvenue et te réserve une hospitalité sans restriction.

Tu restes et demeures un illustre hôte qui ne cesse de nous parvenir ; Il t''est réservé en guise de considération une hospitalité par des actes d''adoration et par la rectitude.

Tu es glorifié auprès du MAÎTRE qui n''a point d''associé ; aussi l''es-tu auprès des hommes de piété, de sciences mais également auprès des hommes de droiture.

Tu ne cesses d''être l''effaceur des péchés, le réalisateur des vœux, le rempart contre les vicissitudes, de façon pérenne.

Tu constitues également une entrave contre les machinations de tout démon ; quant aux gens de bien, tu leur ouvres les portes des bienfaits.

Tu es aussi le dissipateur permanent de tout motif de chagrin qui oppresse les cœurs ; Ô toi qui chasses l''adversité. 

Tu accrois chaque année à notre profit des dons découlant des largesses suffisantes du RICHE, le NOBLE GÉNÉREUX, Celui qui profite par l''accroissement des bienfaits

Ô mois du SEIGNEUR Généreux , c''est par toi que nous avons été gratifiés de la Nuit de la détermination (Laylatul Qadr) ; source de faveur et d''abondance .

Je nourris pour toi un amour intime de ton essence ; par toi, je sollicite auprès de mon Seigneur la plénitude d''un bonheur exempt de toute peine

Et par toi aussi je me repends pour toujours de ce qui a précédé par l''invocation, l''action de Grâce et par le Coran à la gloire exclusive de l''UNIQUE

Auprès de LUI (DIEU) je me suis repenti tout le mois de Shahban après l''avoir entamé au mois de Rajab pour le renouveler en toi. 

Sois donc témoin de mon renoncement à toute futilité. 

Témoignes de mon attachement au cours de ton séjour au Livre Sacré de DIEU ici en ce lieu jusqu''à mon déplacement en ces jours de samedi et dimanche.

Témoignes également de l'' amour intime que je nourris pour toi Ô toi mon espoir ; et sois aussi mon bien aimé le jour de la terreur et du chagrin.

Je t''affectionne ô mois béni de RAMADAN "

Calendrier des Nafilas du Ramadan [Source: Xurratul Ayni de Serigne Chouhaybou Mbacké]

INTRODUCTION

Les prières surérogatoires ci-après sont des pratiques méritoires durant le Mois Béni de Ramadan, vu les avantages incommensurables qu’elles renferment. Toutefois, il y a lieu de les distinguer des 13 rakac effectuées traditionnellement après chaque prière du soir (cishâ) qui sont constituées de 10 rakac ainsi que de shafac (2 rakac) et Witr (1 rakac).

Durant le mois de Ramadan, ces prières surérogatoires deviennent des pratiques traditionnelles renforcées et se tiennent en assemblée dans les mosquées sous la direction d’un imam. Celui qui a l’intention d’effectuer ces prières peut les effectuer après la prière du soir avant shafac et witr. Par contre celui qui a déjà effectué shafac et witr peut néanmoins continuer ses prières surérogatoires selon le nombre de rakac qu’il désire sans pour autant les reprendre.

PRÉCISION: Dans l’Islam, c’est la nuit qui précède le jour. Ainsi quand on dit première nuit, c’est la nuit de l’apparition du croissant lunaire. Pour être plus claire, la célébration des prières surérogatoires (nafilas) doit précéder le jour du Ramadan. Autrement dit, quand on dit 12 ème nuit, c’est le 11 ème jour dans la nuit, c’est à dire la nuit du 11 au 12 ème jour.

1ère nuit (précède le 1er jour de ramadan)2e nuit
10 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
ina anzalnahou (2 fois)
al kafirouna (2 fois)
ikhlass (2 fois)
6 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
ina ahtaïnakal (10 fois)
3e nuit4e nuit
6 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
ina anzalnahou (4 fois)
khoulya ayouhal kafirouna (4 fois)
4 rakas avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
khoulya ayouhal kafirouna(3 fois)
5e nuit6e nuit
4 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
alam nasraa(1 fois)
khoul houwa allahou(3 fois)
2 rakas avec pour chacun:
fatiha (1 fois)a
khoul houwa allahou (12 fois)
7e nuit8e nuit
6 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
khoul ya ayouhal kafirouna (7 fois)
khoul houwa allahou (7 fois)
2 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
khoul houwa allahou (12 fois)
9e nuit10e nuit
4 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
tabatt yada (3 fois),
khoul houwa allahou (1 fois)
4 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois),
ayatoul koursiyou (1 fois)
ina anzalnahou (12 fois).
11e nuit12e nuit
4 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
ina anzalnahou (7 fois)
khoulya ayouhal kâfirouna (7 fois)
khoul houwa allahou (7 fois)

Après le salut final dire:
la hawla wala khouwata ila billahi haliyil azimi (70 fois),
Dire ensuite la "salatou ala nabi"comme ceci (70 fois):
Allâhouma salli alâ Mouhammadine wa alâ aâli Mouhammadine.
Kamâ sallayta alâ Ibrâhîma wa alâ âli Ibrâhîma.
Wa bârik alâ Mouhammadine wa alâ âli Mouhammadine.
Kamâ bârakta alâ Ibrahîma wa alâ âli Ibrâhîma
Fîl âlamîna innaka hamîdoune majîdoune
10 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois),
khoul houwa allahou (6 fois)
13e nuit14e nuit
2 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
khoul houwa allahou (5 fois)
8 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
izaa djaaha nasroul laahi (7 fois)
15e nuit16e nuit
6 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
izaa djaaha nasrou laahi (1 fois)
koul houwa allahou (35 fois)
2 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois),
izaa zoulzilati (10 fois)
17e nuit18e nuit
12 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
inaa anzal nahou (2 fois)
khoul houwa allahou (2 fois)
10 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
sabi hisma (1 fois)
khoulya ayouhal kafirouna (1 fois)
khoul houwa allahou (1 fois)
19e nuit20e nuit
6 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
ikhlass (7 fois)
8 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
inaa anzalnahou (8 fois)
khoul houwa allahou (3 fois)
21e nuit22e nuit
4 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
khoul houwa allahou (20 fois)
2 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
sabi hisma (3 fois)
ina anzalnahou (3 fois)
khoul houwa allahou (3 fois)
falakhi (3 fois)
naassi (3 fois)
23e nuit24e nuit
4 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
iza jaha nassourou lahi (5 fois)
khoul houwa allahou (5 fois)
6 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
khoul houwa allahou (3 fois)
25e nuit26e nuit
8 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
khoul houwa allahou (4 fois)
10 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
al khârihatou (1 fois)
khoul houwa allahou (5 fois)
27e nuit28e nuit
12 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
inaa anzal naahou (10 fois)
4 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
watiini (5 fois)
khoul ya ayouhal kafirouna (5 fois)
khoul houwa allahou (5 fois)

Après le salut final, demander pardon (direastagh firoulah) autant de fois que possible.
29e nuit30e nuit
4 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
watiini (5 fois)
khoul ya ayouhal kafirouna (5 fois)
khoul houwa allahou (5 fois)
6 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
khoul houwa allahou (11 fois)

ou: 4 "rakà" avec pour chacun:
fatiha (1 fois)
khoul ya ayouhal kafirouna (25 fois)
khoul houwa allahou (25 fois)

mercredi 3 juin 2015

BOROOM TOUBA AK DAROU [Par A. Aziz Mbacké Majalis]


Mame Thierno Ibra Faty a depuis toujours symbolisé à nos yeux l'un des plus grands prodiges de Cheikh A. Bamba. Pas seulement à cause des raisons les plus couramment citées dans l'hagiographie mouride. Tels le fait qu'il soit son frère, qu'il fut confié au Cheikh dès son plus jeune âge, qu'il fut l'un des premiers qui ait cru en lui, qu'il ait passé avec lui toute sa vie, ait pris en charge sa famille en son absence avec un courage et une détermination extraordinaires etc.

Ce qui m'a, par contre, toujours le plus frappé chez Boroom Darou, c'est surtout sa remarquable CONSTANCE dans son engagement auprès de Serigne Touba, son sens inégalé de l'ORTHODOXIE islamique et sa SYMBIOSE inédite avec le Cheikh. Des qualités que tout disciple mouride doit s'évertuer, du mieux qu'il pourra, d'imiter pour prétendre être un jour compté parmi les Véridiques (murid sâdiq) dont le bras-droit de Cheikh A. Bamba est l'un des modèles les plus parfaits.

SA CONSTANCE

La constance de Mame Thierno est démontrée par le sens du sacrifice et de la sincérité auquel il n'a jamais failli durant plus du demi-siècle de compagnonnage avec son illustre grand-frère. Que ce soit au cours des dures épreuves de leur jeunesse, ou durant la dure traversée du désert de l'exil et de ses persécutions, ou lors des grandes crises et périodes de troubles à l'intérieur du Mouridisme etc. Mais la preuve la plus frappante, pour nous, de la fidélité de Mame Thierno à ses nobles principes est sa grande résilience et sa capacité à ne pas se laisser détourner de son objectif initial (qu'était l'Agrément Divin) aux moments les plus périlleux de l'opulence et de l'arrivée des bienfaits terrestres (à partir surtout de l'étape de Diourbel). Ainsi, sans jamais céder aux nombreuses tentations du statut de "cheikh" et autres sirènes de la richesse (auxquels beaucoup, pourtant, "aspiraient"), Boroom Darou sut excellemment persévérer dans la même démarche (pastéef) et les mêmes résolutions (pas-pas) prises depuis les origines, à Mbacké Cayor. A savoir, rechercher en toute chose et en tout lieu le seul objectif qui vaille la peine d'être recherché : l'Agrément et la Face Exclusive du Seigneur Tout-Puissant. Un puissant rappel pour nous, les mourides d'aujourd'hui, qui devrons apprendre de Mame Thierno à ne jamais nous laisser détourner de notre engagement initial et de notre allégeance a Serigne Touba. Aussi bien par les épreuves "négatives" (les maux et difficultés) que par les épreuves "positives" (les bienfaits et plaisirs) du monde d'ici-bas...

SON ORTHODOXIE

L'orthodoxie islamique de Mame Thierno, tout au long de sa vie, est autant étonnante. Ayant très tôt bénéficié du système d'éducation de Cheikh A. Bamba, plus qu'aucun autre (au moment privilégié où celui-ci se chargeait lui-même et directement de la formation de ses disciples), Boroom Darou s'est toujours attaché à la stricte observance de l'ensemble des règles du culte. Sans jamais y faillir, quel que soit le lieu ou le moment, de l'exacte manière dont il a toujours vu son maître et modèle le faire. Cette conformité légendaire à la mosquée, à la daara (instruction/éducation) et aux darous (société) nous semble être l'un des plus excellents modèles de conduite dont tous mes condisciples et moi-même devons plus que jamais nous inspirer pour nous rapprocher davantage de l'Archétype du véritable mouride..,

SA SYMBIOSE AVEC SERIGNE TOUBA

La proximité extraordinaire et la symbiose que Mame Thierno entretenait avec Serigne Touba était assez rare, pour ne pas dire inédite. Un grand nombre de récits authentifiés démontrent cette relation privilégiée qui lui accordait même, détail assez significatif, le droit presque exclusif de s'opposer et de discuter avec le Cheikh sur les grandes décisions que celui-ci voulait prendre envers sa propre famille ou même la communauté mouride. Cette prérogative que le Cheikh (malgré toutes ses faveurs divines) lui avait accordée sur sa personne et sur ses propres affaires nous semble assimilable, en un sens, à la Shûra (consultation) prophétique, qui permettait dans certaines circonstances aux Compagnons-Disciples, comme Seydina Oumar, de contredire l'avis du Messager de Dieu. Ou même à l'adjonction de Haroûn comme Assistant-Prophète auprès de Moïse pour l'assister dans sa mission divine. Et ce n'est pas peu de dire que si Mame Thierno a pu obtenir ce grade inédit, ce n'est certainement pas et uniquement à cause de ses seules relations fraternelles avec le Cheikh et de leur histoire commune. Mais que c'est plus dû à ses qualités de constance dans l'engagement, d'orthodoxie envers les Ordres et Interdits de Dieu, de persévérance sans faille dans l'Adoration du Créateur (Ibâda) et le Service des créatures (Khidma), de perfectionnement spirituel, d'attachement aux qualités de véritable croyant (hanîf) etc. Des qualités auxquelles nous, les mourides du 21e siècle, devrons nous attacher si nous voulons sincèrement nous rapprocher spirituellement de Serigne Touba et ne pas nous contenter de déclarations théoriques que contredisent quotidiennement nos actes...

Au vu de cette grande valeur de Mame Thierno Ibra Faty (dont le stade le plus élevé qu'il ait jamais revendiqué est celui de disciple), il ne nous semble nullement exagéré de soutenir qu'il constitue, à l'instar d'autres illustres grandes figures (comme Cheikh Ibrahima Fall, Mame Cheikh Anta, Serigne Ndame Abdourahmane, Serigne Mbacké Bousso etc.), non seulement un acteur de premier plan mais un "actionnaire" du Mouridisme. De l'exacte manière dont les musulmans de tous les temps demeureront à jamais redevables des Combattants de Badr. Ces disciples émérites de Serigne Touba pouvant être assimilés à des "investisseurs" dont les héritiers et "ayant-droits" ont aujourd'hui autant le droit que les autres descendants du Cheikh (qualifiés de "directs") d'être honorés par tous les mourides et de jouer un rôle de premier plan dans la perpétuation du message et du "patrimoine" spirituel légué par Serigne Touba. Car nulle branche ou "succursale" du Mouridisme n'ayant historiquement le droit de réclamer la propriété exclusive ou privilégiée de tout ou partie dudit patrimoine indivis dont tous, es qualité d'ayant-droits spirituels, demeureront solidairement et indéfiniment responsables.

C'est cela, a notre sens, le véritable legs de Boroom Darou.