mardi 10 novembre 2015

ET LA « NUDITÉ INTÉGRALE » DANS NOS MÉDIAS, MONSIEUR LE PRÉSIDENT ? [Par A. Aziz Mbacké Majalis]

Le débat sur l'interdiction éventuelle du « voile intégral » dans notre pays, vient d'être relancé dans l'opinion publique et les médias, à la suite des récents propos du Président de la République sur la question de la menace terroriste.
Les avis sur la question étant partagés entre, schématiquement, ceux qui approuvent cette idée, suivant notamment l'argument qui veut que cette pratique « ne relève point de notre culture et de nos traditions religieuses » ou qu'elle peut constituer « une menace terroriste » pour notre pays. D'autres, comme moi, demeurant profondément dubitatifs quant à la pertinence et l'opportunité d'une telle décision qu'ils trouvent, au contraire, contreproductive et trop superficielle.
En effet, observons un moment, sans passion, la validité des principaux arguments avancés par les anti-voiles pour se convaincre de leur relative légèreté.
L'ARGUMENT CULTUREL
Si l'argument de l' « authenticité culturelle » invoqué par le Président Macky, stricto sensu et sans intégrer d'autres considérations secondaires, devaient être appliqué à toutes nos attitudes, à nos modes d'habillement et nos discours, très peu de choses subsisteraient en réalité dans notre Sénégal moderne. Tellement certains traits culturels et religieux actuels de notre pays, que l'on a souvent tendance à penser être les nôtres, trouvent leurs sources historiques et origines culturelles dans d'autres horizons (Orient, Maghreb, Occident etc.).
Le « Tourki Ndiaareem » (déformation de costume « turc ») qui donnera plus tard naissance, en milieu mouride, aux « Baye-Lahad » et autres « Baye-Chouhaïbou », est-il réellement d'origine sénégalaise ? Les fameux « moussor » (déformation de « mouchoirs » de tête) de nos ancêtres et leurs « taille-basse » ou « ndokettes » n'ont-elles rien hérité des modes signares ou celles d'ailleurs ? Sommes-nous aussi certains que nos « simisou alâji » (chemises d'El Hadji de la Mecque), « boné faas » (bonnets de Fez) et autres « maraakiis » (babouches de Marrakech) sont, « culturellement » parlant, bien de chez nous ? Et l'on pourrait continuer indéfiniment les exemples...
Tout ceci, pour simplement dire que la quête naïve d'une authenticité culturelle parfaite n'est qu'un leurre. Le Sénégal ayant toujours été à la croisée des chemins et au carrefour de plusieurs influences et héritages. Et que le fait qu'une attitude ou pratique ne relève pas de notre héritage culturel ancien n'est pas en soit suffisant pour l'interdire à ceux qui l'auraient librement choisi. Ceci, dans certaines limites claires (décence, ordre public etc.) définies librement par notre peuple.
Irons-nous ainsi, dans cette même logique, jusqu'à interdire un jour chez nous le port des turbans iraniens ou indiens, celui des keppa juifs ? Les voiles (perçus comme « arabes » par certains) de beaucoup de jeunes sénégalaises voilées, ceux des bonnes sœurs catholiques, sont-ils culturellement plus « sénégalais » que les « burqa » afghans ou iraniens ? En effet, si l'on s'avise d'ouvrir aussi facilement la boîte de Pandore de l'authenticité culturelle, en dehors d'autres arguments moraux et sociologiques démontrés, rien ne s'opposerait théoriquement à ce que notre État puisse un jour, sous l'argument massue et fourre-tout de la « lutte contre le terrorisme », interdire d'autres pratiques que les sénégalais d'aujourd'hui auront du mal à imaginer...
Pour prendre d'autres exemples plus modernes ou plus parlants (à même de montrer les contradictions sur cette question), que dire de la mode des « saris » indiens chez nos femmes ? Celle des « cheveux naturels » ? Du khessal dévastateur ? Des pantalons serrés ou rabaissés, des « pinws » et d'autres modes actuelles ou passées que la décence m'interdit ici de citer ? Ou étaient nos autorités lorsque des danseuses, mannequins et chanteuses portaient des tenues extravagantes exhibant leurs parties intimes dans les journaux people ? S'il ne s'agissait véritablement que de préserver nos valeurs culturelles, quelles valeurs seraient plus prioritaires à défendre que la « Kersa » (pudeur), le « Jom » (dignité) et la « Soutoura » que nos personnages publics et stars enfreignent quotidiennement au vu et au su de tout le monde (le CNRA y compris), à longueur de clips obscènes, de séries télévisées, de défilés de modes, de « Dakar ne dort pas » stripteaseurs etc. ?
L'ARGUMENT SÉCURITAIRE
Qu'en est-il à présent de l'argument « sécuritaire » brandi par d'aucuns pour stigmatiser le port du voile, dit « intégral » ou pas ? Il est autant et même plus léger que le précédent, à notre avis. Pensez-vous sérieusement qu'une kamikaze qui aspire véritablement se faire sauter pour accéder au Paradis en miettes puisse être arrêtée par la seule éventualité de troquer sa Burqa contre nos grands-boubous non moins amples pour camoufler n'importe quelle bombe ? Au contraire, du moment même où cet habillement deviendrait suspect et stigmatisant, les potentiels terroristes n'éprouveraient aucun problème à les échanger contre d'autres modes vestimentaires jugées plus « neutres » pour perpétrer leur forfait. D'ailleurs, à ce propos, un élément contreproductif que les autorités politiques et religieuses qui soutiennent ce harcèlement inédit contre une partie de notre population ne semble pas intégrer dans leur schéma est le risque accru de « radicalisation », à long terme, chez des citoyens innocents se sentant injustement stigmatisés pour leurs choix religieux pourtant à priori inoffensifs pour leurs concitoyens. Je trouve donc, au vu du sérieux de la question sécuritaire, cet argument des plus puérils et même dangereux.
Et quid de l'argument sur l'impossibilité d'identifier les individus cachés sous un voile intégral ? C'est simple. Les services de sécurité n'auront qu'à demander systématiquement à tout sujet suspect de se découvrir, comme ils le font d'ailleurs pour mieux identifier tous ceux qui portent des lunettes ou d'autres atours jugés gênants.
De tout ceci il ressort que, quoique ne souscrivant pas nécessairement à certains choix vestimentaires religieux (ne correspondant pas à ma compréhension des textes religieux), je respecte les options différentes librement adoptées par les autres citoyens sénégalais, par conviction religieuse, dans la limite toutefois de nos règles de décence et de respect de l'ordre public. Nous soutenons donc, dans cette polémique, toutes nos sœurs qui auront décidé de couvrir leurs corps, quelles que soient la mode culturelle à travers laquelle elles auraient choisi de le faire. Car préférant de loin leur voile intégral (adopté en réalité par une insignifiante minorité de la population, pour être représentative) à la nudité intégrale et à la burqa pornographique qui pollue quotidiennement nos télévisions et sites web. C'est un droit que leur garantit, jusqu'à preuve du contraire, la Constitution et les règles qui régissent la liberté de culte dans notre pays.
LA FRANCE N'EST PAS LE SÉNÉGAL
Au vu de tout ceci, comment pouvons-nous alors comprendre que cette question si importante du terrorisme soit abordée par nos autorités sous l'angle si léger de l'habillement ou même d'une prétendue meilleure « formation des imams » ? Tout simplement par mimétisme idéologique et importation unilatérale de l'approche de cette problématique par des pays comme la France. Pays d'une laïcité extrémiste n'ayant pourtant ni le même rapport historique avec la religion que nous, ni les mêmes types de ressorts internes et modèles de coexistence pacifique à même de faire face aux menaces de l'extrémisme...
En définitive, je pense qu'il est important et louable que nos autorités prennent de plus en plus au sérieux la question des menaces terroristes pour notre pays. Et, pour ce faire, il est plus qu'urgent qu'une unité sacrée se fasse autour de la plus haute institution du pays, le Président de la République, et des autres institutions garantes de la stabilité nationale. En ce sens, le plus large consensus devrait rapidement se faire, avec un degré élevé de responsabilité citoyenne, au niveau de toutes les franges de la nation : politiques, religieuses, intellectuelles, société civile etc. Ceci, avec un esprit de dépassement et de transcendance sur les questions politiciennes ou partisanes.
Mais, aussi importante que sera cette unité sur l'essentiel, elle ne pourra se faire qu'avec une plus grande clairvoyance de nos dirigeants dans leurs approches et décisions sur cette question sensible. Approches qui ne devraient nullement s'élaborer n'importe comment, dans les menaces et tentatives d'intimidation envers toute critique objective ou idée opposée émise pour le bien de la nation. Tant notre pays ne dispose point d'arme plus efficace contre les extrémismes que ses ressorts culturels, intellectuels et socioconfrériques endogènes. A condition toutefois que ceux-ci soient plus intelligemment mis à contribution et que nos dirigeants ne se perçoivent plus comme des démiurges s'adressant à des sujets passifs et délobotomisés.
Malheureusement, cela ne nous semble point, pour le moment, être le cas...

Les Kurels Hizbut-Tarqiyyah en route vers le Grand Magal de TOUBA 2015. Regardez!

*La Révolution Mouride* (Par Maï Mbacké Djamil)

L’esprit entrepreneurial de Cheikh Ahmadou Bamba devrait servir comme principal modèle de développement au Sénégal. Il s’agit de faire en sorte que le style managériale inspiré par l'idéologie de Cheikh Ahmadou Bamba puisse servir de soubassement dans le processus de gestation du pays.

L'idéologie Mouride en effet détient une force motrice du travail qui, bien dupliquée aux différents segments socio-économiques du pays lui permettrait de s'inscrire dans un élan menant au développement économique mais surtout au développement humain.

Tout récemment, en discutant avec mon frère et ami Mamadou Darou Salam, il me dit "La première phase du développement économique, c'est le développement humain" ; ce qui est une vérité juste et pertinente car c'est l'intelligence humaine qui prolifère l'esprit de la croissance.

Faisons un rappel, Cheikh Ahmadou Bamba Bamba a prôné la préservation culturelle, l’égalité, le respect les uns des autres et la participation socio-économique de tous. Ce n'était pas chose facile dans une société sénégalaise qui était fortement hiérarchisée et où les liens de sang étaient la base des rapports sociaux. Il substituera deux vertus aux anciens critères de distinction : le travail et la science.

Khadimou Rassoul, va réaliser une véritable révolution culturelle et organisationnelle au sein de la société par certains aspects de son approche managériale et de prédication basée sur la vulgarisation du savoir et le culte du travail ce qui était une approche presque révolutionnaire dans ces sociétés ou les cadres et lieux du savoir et du pouvoir en même temps, suivaient la logique des liens familiaux et des classifications sociales. 


Nous devons savoir et comprendre que la pensée de Cheikh Ahmadou Bamba est porteur depuis son avènement de valeurs qui sont des réponses différentes à celles prônées jusque là par des modes de pensées tels que le capitalisme et le socialisme qui ont totalement échoués dans leur démarche développement au sein de nos sociétés africaines car ne correspondant pas ni à leurs réalités ni à leurs cultures.

"Ne te laisse pas abuser par ma condition d’homme noir pour ne pas tirer profit de mon ouvrage. Car l’homme le plus responsable auprès de Dieu est, assurément, celui qui le craint le plus et cela sans discrimination d’aucune sorte"
*Cheikh Ahmadou Bamba

lundi 9 novembre 2015

Serigne Fallou Mbacké: "Li Waral Magal Gui" (Le Sens du Magal de Touba)


« L'Afrique peut elle s'inspirer du Mouridisme pour son développement? » (par Cheikh Fatma Mbacke)

Assalamou aleykoum, wa salamou wa Assalamou Aleykum ala Rassoulil Laah
Je commencerais par féliciter les conférenciers pour le brio avec lequel ils ont traité le thème. La pertinence du sujet trouve tout son sens dans le fait qu'il constitue une continuité et un complément par rapport a la conférence sur l'universalité du message de Cheikh Ahmadou Bamba que Serigne Same Bousso avait exposée à Lambaréné samedi dernier (24 octobre 2015).
Oui quand on parle d'universalité, la cohérence voudrait qu'on parla aussi de partage des enseignements du Cheikh avec toute l'humanité en commença naturellement par l'Afrique.
Je voudrais ici apporter une petite clarification sur le thème. Quand on parle de l'Afrique qui devrait s'inspirer de l'enseignement du Cheikh pour son développement, certains africains pourraient se poser la question de savoir pourquoi le Sénégal est resté comme toutes les nations africaines un pays sous-développé, voir pauvre, alors qu'il est le pays d'origine de Cheikh Ahmadou Bamba?
C'est une point légitime mais la vraie question je pense, devrait être: pourquoi depuis l'indépendance en 1960 le Sénégal en tant que Etat, en tant que Nation n'a pas cherché à bâtir son développement autour de valeurs, de modèles endogènes inspirés de l'enseignement de ses grands penseurs dont le plus prolifique est sans aucun doute Cheikh Ahmadou Bamba?
Nous le savons, au temps colonial, la politique envers les différentes confréries islamiques consistait à les diviser pour mieux régner et à essayer de susciter la rivalité entre elles. Rappelons qu'un des objectifs de l'Exil du Cheikh ici au Gabon était de faire oublier son enseignement à ses fidèles. Après un échec cuisant et son retour triomphant au Sénégal, il ne restait aux français que de mettre en place une politique cynique d'exacerbation artificielle des rivalités entre les confréries afin d’endiguer l’expansion de la Mouridiya. Malheureusement pour le Sénégal cette politique n'a pas été totalement abandonnée par les administrations post indépendances. On met de côté par exemple, tout enseignement du Cheikh sous prétexte que s'inspirer de lui pourrait frustrer les autres confréries. Ainsi un jeune sénégalais peut faire tout son cursus scolaire, du primaire à l'université sans quasiment jamais rencontrer Cheikh Ahmadou Bamba dans ses cours.
Pourtant comme l'ont montré les conférenciers, on peut bien s'inspirer du Mouridisme dans le cadre de l'effort de mobilisation nationale pour le développement du Pays sans pour autant que toute la population devienne nécessairement mouride. S'inspirer du Cheikh comme penseur authentiquement sénégalais, authentiquement africain, ne serait qu’intelligence et pragmatisme. D'autant plus que les mourides ont amplement montré leur efficacité et leur capacité économique. Ils rayonnent dans tous les domaines économiques : agriculture, commerce, transport, émigration etc...Ce n'est pas un hasard si les deux premiers milliardaires connus au Sénégal étaient des mourides. Donc les fideles du Mouridisme ont très clairement montré par leurs actions, que l'enseignement du Cheikh constituait bien une niche non encore exploitée a sa juste mesure.
Je terminerais par rappeler un autre exemple des enseignements du Cheikh, à la suite de ceux nombreux cités par les conférenciers, sur lequel on devrait beaucoup méditer. C'est la notion de compter d'abord sur soit pour toute entreprise, pour tout projet. Quand il a appelé ses mourides a mobiliser des fonds par des contributions pour l'édification de la grandes mosquée de Touba, Cheikhoul khadim a dit qu'il a voulu leur enseigner à ne pas compter sur des financements extérieurs mais a compter d'abord sur eux même pour tout projet, car celui qui finance détient le pouvoir sur vous. Cet enseignement a été si bien assimilé qu'aujourd'hui, prenant la suite de ses devanciers, l'actuel khalif de Serigne Touba, Cheikh Sidy Moukhtar Mbacke en est la parfaite illustration avec ses très grands projets dans la grande mosquée de Touba, dans celle de Massalik Al-Jinane a Dakar et a l'université de Touba entre autres.
Apres 55 ans d'indépendance nos pays d'Afriques n’ont pratiquement compté que sur l'aide au développement venant des pays extérieurs. Cette aide n'a fait que nous endetté sans nous apporter le développement. Aujourd'hui beaucoup de nos pays sont dans l'impasse! Il est donc temps de trouver d'autres voies qui s'inspirent du génie africain pour un développement endogène. Cheikh Ahmadou Bamba est clairement une solution a cette équation, les conférenciers l'ont bien démontré. L'Afrique, en commençant par le Sénégal a tout intérêt à s'inspirer de sa pensée, de son enseignement, de l’exemple pratique de ses mourides, pour son développement.
Cheikh Fatma Mbacke
Ingénieur informaticien
Chercheur mouride
cheikhfatma@yahoo.com
www.cheikhfatma.com

lundi 2 novembre 2015

VIDÉO > Mise en garde de KARA aux fondamentalistes qui font à Touba la propagande d'enseignements autres que ceux de Serigne Touba. Regardez!


Magal de Darou Khoudoss : La commémoration d’une consécration éternelle ou le souvenir d’un retour à la Félicité !

Le Magal de Darou Khoudoss offre à la communauté mouride l'occasion de commémorer, chaque année, le rappel à Dieu de Cheikh Ahmadou Bamba à Diourbel. 

C’est en ce jour mémorable que Le Soldat de Dieu Cheikh Ahmadou Bamba,armé toute sa vie durant de Patience, de Savoir, de Piété, de non-violence comme antidote aux ruses de Satan le Damné, est retourné vers Son Créateur.

Le bon soldat n’attend t-il pas avec impatience sa rétribution, sa médaille et sa gloire à la fin de la guerre. Qu’en est-il du Noble Soldat de l’Eternel qui accomplit brillamment sa mission et se retrouve en face de son Maitre, Le Miséricordieux ? 

Ce jour de dévotion, de grâce et de souvenir symbolise le parachèvement d’une mission divinement Noble et dont la germination ne cesse de transcender l’espace et le temps tels des rayons solaires au zénith. 

« Faut-il pleurer les nobles morts qui ont été pleurés même par la terre et les cieux ? Je les pleure espérant de ce fait, la grâce de Celui en Qui ils se sont anéantis avec plaisir » disait Cheikh Ahmadou Bamba dans Huqqal Bukau.

Nos larmes apparent tariront pour laisser place aux larmes du cœur qui s’expriment, en ce jour, à travers les récitals de Coran, la lecture des Khassaides, le zikroullah, les prières sur le prophète tels que prônés par le Digne et Charismatique successeur et premier Khalife Général des mourides, Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké qui est à l’origine de sa première commémoration en 1936.
Depuis lors, la famille de Darou Khoudoss, descendants de Cheikh Mouhamadou Moustapha, s’est évertuée à perpétuer cette tradition. De Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké Gaindé Gaindé Fatma à l’actuel Khalife de Darou Khoudoss Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké (Que le Tout Puissant lui accorde longue vie et santé) en passant par Serigne Mbacké Madina, Serigne Mouhamadane Khary Lo, Serigne Aliou Serigne Khadim ainsi que tous leurs valeureux frères et sœurs, ce jour a toujours été et demeurera le point saillant du calendrier annuel de Darou Khoudoss dont il porte finalement le nom. 
Cependant, doit –il être exclusivement le « Magal de Darou Khoudoss »?

Fort de ce qu’il symbolise, ce jour représente, au delà de Darou Khoudoss, le jour de Touba qui en a accueilli le plus Noble de ses habitants, son fondateur, Sa Raison d’Etre, Serigne Touba, parfaite illustration du verset « Certes, nous avons crée l’homme dans la forme la plus parfaite » S.95, V4. 

Ce Magal est certes le Magal de Darou Khoudoss, mais aussi et surtout le Magal de Serigne Touba, le Magal de la consécration de toute une vie, toute une œuvre.

Serigne Touba, n’a-t-il pas dit que le plus beau de ses jours est celui de sa rencontre avec son créateur ?

A cet effet, Serigne Modou Moustapha avait promis à ceux qui célébraient cette nuit une absolution des péchés. Quelle panacée !

Ceci étant, nonobstant le degré d’inondation des occupations matérielles et mondaines dans les wagons du train de notre vie, sa commémoration nous semble être plus qu’un devoir pour tout mouride, tout musulman, tout être humain.

Celui qui a tant façonné nos vie, qui a brisé les carcans de la servitude physique et mentale, ne mérite –il pas un hommage national, un hommage universel en ce jour où , après une vie terrestre intégralement consacrée à l’adoration d’Allah, à la perpétuation du legs moral prophétique, à la revitalisation et à la réhabilitation des sentiers profanés de la Sounna, Lui, Khadimou Rassoul, Noble Serviteur du prophète, retourna vers son Seigneur, vers la quiétude absolue, la Félicité, Touba, quel bon retour !


Comité scientifique Dahira des descendants de Cheikh Mouhamadou Moustapha MBACKE